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L'antiféministe Jean-Claude Rochefort interdit d'accès au campus de l'UQAM

Un immeuble de l'UQAM situé à l'intersection de la rue Saint-Denis et du boulevard De Maisonneuve.

Un homme et une femme qui travaillent à l'UQAM étaient nommés dans les écrits antiféministes du blogueur.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'antiféministe Jean-Claude Rochefort, arrêté en marge de la commémoration des 30 ans de la tuerie de l'École polytechnique, est désormais interdit d’accès au campus de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

À la requête de l’établissement d’enseignement, le tribunal a accepté d’ajouter cette condition à sa liberté pour protéger des employés de l’UQAM que le septuagénaire a déjà nommés dans ses billets de blogue antiféministes. Cette restriction a tout de suite été acceptée par la procureure au dossier et par les avocats de l’accusé.

Arrêté chez lui le soir du 5 décembre, Jean-Claude Rochefort est accusé d’avoir incité à la haine envers les femmes sur son blogue. Malgré le couvert de l’anonymat et l’utilisation d’un pseudonyme, il avait été retracé par l’équipe de cyberenquête du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Jean-Claude Rochefort en entrevue.

Jean-Claude Rochefort, en 2009

Photo : Radio-Canada

Remis en liberté une dizaine de jours après son arrestation, il doit déjà se plier à des conditions strictes. Il lui est par exemple interdit de se connecter à Internet ou d’utiliser un appareil électronique pouvant être connecté à Internet, comme les téléphones intelligents.

Il n'a plus le droit, non plus, de publier tout article de blogue qui fait la promotion de l'idéologie antiféministe. Dans le même ordre d'idée, il lui est interdit de fréquenter toute personne qui fait la promotion de ces idées ou de prendre la parole dans des rassemblements à teneur antiféministe.

Il reste impossible de dire si les accusations aboutiront à un procès. La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Josiane Laplante, a indiqué que les deux parties devaient encore discuter de la suite des procédures. Aucun autre scénario n’a toutefois été présenté publiquement pour le moment.

La prochaine audience dans cette affaire est prévue pour le 21 février.

Avec les informations de Valérie-Micaela Bain.

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