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Coronavirus : le premier cas canadien sort de l'hôpital

Enseigne à l'entrée de l'Hôpital Sunnybrook indiquant où sont situés les différents services de l'établissement.

Le premier cas canadien de coronavirus a reçu son congé de l'Hôpital Sunnybrook de Toronto.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Hôpital Sunnybrook, à Toronto, annonce qu'un quinquagénaire qui y était traité pour des problèmes respiratoires causés par le coronavirus a reçu son congé de l'établissement.

L'homme, qui avait voyagé dans la région de Wuhan, l'épicentre de la pandémie en Chine, était le premier cas confirmé du 2019-nCoV au Canada.

Il avait été transporté à Sunnybrook le 23 janvier au lendemain de son retour au Canada, parce qu'il se sentait mal.

Il avait été placé en isolement dans une chambre à pression négative.

Il a reçu son congé de l'Hôpital vendredi matin.

Au cours de la semaine, son état de santé a continué à s'améliorer, à tel point qu'il ne nécessite plus de soins hospitaliers.

Communiqué de l'Hôpital Sunnybrook

En quarantaine à domicile

Le quinquagénaire sera en quarantaine jusqu'à nouvel ordre à la maison, où la santé publique continuera à surveiller son état, ajoute l'Hôpital Sunnybrook. L'établissement précise que le patient n'accordera pas d'entrevue, vendredi.

Son épouse, qui l'avait accompagné en Chine, a elle aussi contracté la maladie. Toutefois, elle est asymptomatique et se porte bien, selon les autorités. Elle était en isolement à la maison depuis son retour au Canada.

Le Dr Jérôme Leis en entrevue.

Le Dr Jérôme Leis de l'Hôpital Sunnybrook de Toronto.

Photo : Radio-Canada

Il n'existe pas de traitement « spécifique » contre le coronavirus actuellement, souligne le Dr Jérôme Leis, directeur des maladies infectieuses à Sunnybrook. L'Hôpital lui a fourni des soins « d'appui », y compris de l'oxygène, des traitements sanguins et des liquides, pour l'aider à se rétablir, raconte-t-il.

D'après ce qu'on a vu, la majorité des patients souffrant de cette infection sont en mesure de s'en remettre et il semble que ce soit le cas pour ce patient, dit le Dr Leis.

Ce cas nous montre que notre système fonctionne.

Jérôme Leis, directeur des maladies infectieuses à l'Hôpital Sunnybrook

Trois cas confirmés au Canada

Deux femmes marchent dans le quartier chinois à Toronto en portant un masque.

Le port du masque chirurgical est de plus en plus répandu à Toronto, même si des experts mettent en doute son efficacité pour se protéger du coronavirus.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Trois cas de coronavirus ont été confirmés jusqu'à maintenant au pays, soit ceux du couple torontois et celui d'un homme dans la quarantaine de la région de Vancouver, en Colombie-Britannique, qui se rendait fréquemment en Chine pour le travail.

Le nouveau coronavirus a infecté près de 10 000 personnes dans le monde jusqu'à maintenant. La très vaste majorité de ces cas sont en Chine.

L'augmentation des cas a tout de même incité l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à déclarer, jeudi, que l'épidémie était une urgence de santé publique de portée internationale.

Les responsables canadiens ont déclaré, eux, que les mesures déjà en place au pays pour prévenir la propagation de la maladie fonctionnaient et qu'il n'y avait pas lieu de modifier ces protocoles. Les autorités rappellent au public que la meilleure façon de se protéger est de se laver les mains régulièrement.

En Ontario, la santé publique a indiqué, vendredi matin, qu'elle enquêtait sur 17 autres cas potentiels de coronavirus.

Pour être considéré à risque par les autorités sanitaires canadiennes, un patient doit avoir des symptômes comme la toux ou la fièvre et avoir voyagé récemment dans la province chinoise de Hubei, où est située la ville de Wuhan.

Le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, le Dr David Williams, se disait « rassuré », jeudi, par le faible nombre de cas dans la province. Présentement, rien n'indique que cette infection se propage à Toronto ou en Ontario, ajoutait son adjointe, la Dre Barbara Yaffe.

Avec les informations de La Presse canadienne

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