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Début de la grève dans les services de garde en milieu familial

Des enfants jouent avec des blocs en mousse.

Les éducatrices en milieu familial gagnent actuellement au maximum 12,42 $ de l'heure.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les services de garde en milieu familial ont ouvert vendredi matin avec 15 minutes de retard en raison de moyens de pression des éducatrices.

Les syndiquées souhaitent obtenir des concessions de la part de Québec dans le cadre de négociations sur leurs nouvelles ententes collectives entamées en mars 2019. Elles refusent notamment l’offre du ministère de la Famille, qui leur propose une revalorisation salariale de 0,60 $ par jour.

On veut que le gouvernement comprenne notre message.

Mélanie Gélinas, présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial pour la région de la Mauricie

Au début du mois, les 10 000 membres de l’Alliance des intervenantes en milieu familial avaient voté à 96 % en faveur des moyens de pression.

En Mauricie, cette grève pourrait concerner jusqu'à 380 éducatrices membres de l’Alliance même si, pour l’heure, il est difficile de connaître le taux de grévistes, indique Mélanie Gélinas, présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial pour la région de la Mauricie. Ces moyens de pression pourraient aussi toucher jusqu'à 2300 enfants dans la région.

Plusieurs revendications

Les éducatrices en milieu familial souhaitent un rattrapage salarial de 35 %, ce qui porterait leur salaire à 16,75 $ de l'heure (contre 12,42 $ actuellement), ce que gagnent les employées non formées pour le niveau un travaillant dans les installations des Centres de la petite enfance.

Nous sommes aujourd'hui en deçà du salaire minimum

Mélanie Gélinas, présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial pour la région de la Mauricie.

Elles demandent également la possibilité de recevoir plus d’un enfant ayant un besoin particulier.

Enfin, les intervenantes demandent l’octroi d’une journée additionnelle pour effectuer le portrait périodique de l’enfant, une nouvelle tâche imposée par Québec à raison de deux fois par année.

Interrogée au micro de Facteur matinal, Mélanie Gélinas résume ces revendications par la seule volonté de reconnaissance du travail des éducatrices en milieu familial. Elles ont des grosses semaines de travail. C’est des femmes de cœur, des femmes d’engagement qui laissent entrer chaque jour dans leur intimité, dans leur maison ces parents et ces enfants-là.

Les familles prévenues

Les moyens de pression qui ont commencé vendredi matin ne sont que le début d’une grève plus longue et ils iront en s’accentuant.

Désormais, chaque vendredi les services éducatifs à la petite enfance en milieu familial ouvriront avec 15 minutes de retard supplémentaire. Les éducatrices ouvriront donc leurs portes vendredi prochain avec 30 minutes de retard par rapport à l’heure habituelle. Et ainsi de suite, jusqu’à 2 heures de retard prévues pour le 20 mars. Une demi-journée et une journée de grève sont même envisagées par la suite.

Mélanie Gélinas, présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial pour la région de la Mauricie assure que les familles sont tenues informées à l’avance de ce calendrier des 8 prochaines semaines.

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