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Les négociations se poursuivront la semaine prochaine avec les enseignants francophones

Rémi Sabourin en entrevue.

Le président de l'AEFO Rémi Sabourin espère que les négociations vont déboucher la semaine prochaine.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

« Peu de progrès » a été accompli lors des pourparlers cette semaine avec la province et les conseils scolaires, affirme le président de l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO), Rémi Sabourin.

M. Sabourin donne néanmoins une autre chance aux négociations, qui se poursuivront les 5 et 6 février, avant de décider si l'AEFO déclenchera des grèves tournantes comme les autres syndicats d'enseignants.

On espère que les 5 et 6 [février] seront les dates qui vont faire avancer les choses, a-t-il dit en entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils de Radio-Canada.

Le conseil d'administration de l'AEFO se réunira à l'issue des deux jours de négociation pour évaluer la situation.

On pourrait définitivement se retrouver au même endroit [que les autres syndicats] d'ici quelques jours, ajoute M. Sabourin.

Tout est sur la table.

Rémi Sabourin, président de l'AEFO

Les autres syndicats d'enseignants :

  • La Fédération des enseignants de l'élémentaire (FEEO), qui représente le corps professoral des écoles publiques anglaises de l'élémentaire, a averti que ses membres débrayeraient pendant deux jours par semaine à partir de la semaine prochaine, si une entente de principe n'est pas conclue vendredi avec le gouvernement de Doug Ford.
  • Les enseignants catholiques anglophones (OECTA) doivent reprendre les discussions lundi prochain avec la province.
  • La Fédération des enseignantes des écoles secondaires (FEESO) a annoncé une autre grève d'un jour de ses membres mardi prochain, des moyens de pression qui toucheront nombre d'écoles françaises dont des employés de soutien sont représentés par la FEESO.

Grève du zèle

Les 12 000 enseignants franco-ontariens font la grève du zèle depuis deux semaines. En raison de ces moyens de pression, les élèves recevront un bulletin sans commentaires de l'enseignant, par exemple.

L'AEFO doit donner un préavis de cinq jours au gouvernement et aux élèves, avant tout débrayage.

M. Sabourin fustige le gouvernement Ford dans le dossier. [Le gouvernement] fait des coupures et par la suite on s'attend à ce qu'à la négociation on avale ceci, proteste-t-il.

Selon lui, l'augmentation de la taille des classes, par exemple, touche particulièrement les écoles francophones.

Il réfute l'argument du ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, qui accuse les syndicats d'enseignants de prendre les élèves et leurs parents en otage chaque trois ou quatre années, lorsque vient le temps de renouveler les conventions collectives. En 20 ans, l'AEFO n'a jamais été dans une situation comme celle-ci, lance-t-il.

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