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Les candidats à la chefferie du Parti libéral de l’Ontario courtisent le Nord

Six personnes assises derrière une table

Il s’agissait du quatrième débat des six candidats à la chefferie du Parti libéral de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Les six candidats à la chefferie du Parti libéral de l’Ontario ont croisé le fer jeudi soir lors d’un débat à Sudbury. Les discussions principalement axées sur les richesses naturelles et la santé ont toutefois laissé certains partisans sur leur faim.

Pendant le débat de deux heures, les aspirants au poste laissé vacant par l’ex-première ministre Kathleen Wynne n’ont pas donné lieu à de véritables dissensions. 

Plus de place à la population dans les ressources naturelles

Au chapitre des ressources naturelles, les candidats se sont tous engagés à consulter davantage la population. 

La politologue Kate Graham estime qu’il s’agit d’un domaine où le gouvernement a échoué à répondre aux préoccupations des Nord-Ontariens. 

« Ce qu’on a besoin de voir, à mon avis, c’est un processus de prise de décision plus rapproché des communautés. Les Nord-Ontariens savent mieux que quiconque ce qui leur convient. »

— Une citation de  Kate Graham, candidate à la chefferie du Parti libéral de l’Ontario

Le message est réitéré par son concurrent, l’ancien ministre Steven Del Duca, qui plaide pour une collaboration plus étroite entre les élus et les regroupements associatifs tels que la Fédération des municipalités du Nord de l’Ontario (FONOM). 

Parfois, dans certaines partie de la province, les décisions qui sont prises et la manière dont nous les communiquons à des industries clé donnent l’impression que nous, dans le Grand Toronto, en savons plus sur votre avenir que [les Nord-Ontariens], souligne-t-il.

L’avocate Brenda Hollingsworth croit, pour sa part, que l’un des problèmes les plus importants auxquels est confronté le secteur des richesses naturelles est le manque de main-d’œuvre qualifiée. 

L’une des solutions viables au problème serait, à son avis, de rendre plus attrayants les programmes collégiaux de formation aux métiers.   

C’est faisable grâce à des incitatifs liés aux frais de scolarité, ou peut-être des changements aux programmes d’apprentis pour aider les gens à entrer dans le domaine plus rapidement, note-t-elle. 

S’il était élu chef du Parti libéral de l’Ontario et par la suite premier ministre, le député et ancien ministre Michael Coteau a, lui aussi, promis de travailler avec les Nord-Ontariens et de les mettre au cœur des décisions du gouvernement.

Santé

Les candidats à la chefferie reconnaissent tous aussi que le Nord de l’Ontario a des défis particuliers dans le domaine de la santé, tels que le manque de services adéquats et suffisants. 

Pour l’ancienne ministre Mitzie Hunter, le problème est tel que seule une nouvelle division du ministère de la Santé entièrement consacré au Nord de la province pourrait permettre de régler la situation. 

Nous avons une petite population sur un territoire immense. La santé et surtout la santé publique sont importantes, affirme-t-elle. 

Des personnes assises qui écoutent les candidats parler

Environ 75 personnes ont assisté au débat des candidats à la chefferie du Parti libéral de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

L’ancien ministre délégué à l’Éducation, Alvin Tedjo, dit soutenir la mise en place de mesures visant à encourager les Nord-Ontariens à poursuivre une éducation et, plus tard, des carrières en santé.

Faisant allusion à l’École de médecine du Nord de l’Ontario, dont la mission est en partie de former des médecins capables d’œuvrer dans la région, M. Tedjo a émis le souhait d’un travail conjoint entre le gouvernement et les communautés pour identifier les besoins de ces dernières en personnel médical. 

« Il faut que les ministères répondent à ces besoins en identifiant des étudiants potentiels, parce que si on savait qu’il y a un emploi qui nous attend dans notre communauté après notre formation, nous serions plus disposés à y retourner. »

— Une citation de  Alvin Tedjo, candidat à la chefferie du Parti libéral de l’Ontario

Les candidats ont aussi déploré les longs délais observés dans le traitement des subventions de déplacement des patients nord-ontariens, le manque d’établissements suffisants de soins de longue durée ainsi que l’engorgement des hôpitaux du Nord, un problème dont des hôpitaux d’ailleurs en province ne sont toutefois pas épargnés

Le débat a aussi porté sur la réconciliation avec les Autochtones que se sont engagés à promouvoir les six intéressés. 

Des partisans déçus

La candidate libérale aux élections fédérales d’octobre dernier dans Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, Heather Wilson, avait attendu avec anticipation le rendez-vous de jeudi soir, d’autant plus que le débat avait été reporté il y a trois semaines en raison des intempéries. 

Une femme vêtue d’un manteau rouge qui sourit

Heather Wilson était candidate libérale du Parti libéral dans Algoma-Manitoulin-Kapuskasing aux élections fédérales d’octobre 2019.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Les deux heures n’auront toutefois pas suffi pour lui donner une idée claire de la position des candidats sur certains enjeux ruraux qu’elle juge importants pour la municipalité d’Espanola où elle réside ainsi que ses environs.

La qualité des services de transport est différente dans le Nord de l’Ontario, nous n’avons rien entendu sur le [manque de] service de train qui touche beaucoup les entreprises de notre région, déplore-t-elle.  

Les candidats participeront à deux autres débats, le 1er février à Markham et le 24 février à Toronto.  

Les libéraux ontariens choisiront leur nouveau chef le 7 mars. 

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