•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coronavirus : des négociations sont en cours pour rapatrier les Canadiens

Le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne.

Le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, François-Philippe Champagne, a indiqué que des négociations sont en cours pour le rapatriement des ressortissants canadiens qui se trouvent dans la région chinoise de Wuhan, épicentre de l'épidémie de coronavirus.

Le ministre a précisé que les négociations avec les autorités chinoises concernent principalement les questions logistiques.

L’appareil [d'une compagnie privée, NDLR] a été sécurisé; maintenant, on négocie toutes les autorisations, parce qu’il faut bien comprendre qu’on est dans une zone qui est en "lock down" [confinée]. Alors il faut avoir des permis pour l’espace aérien, des permis pour atterrir, a-t-il expliqué dans une entrevue à Radio-Canada.

M. Champagne a également souligné que les ressortissants canadiens qui veulent quitter le pays doivent obtenir les autorisations auprès des autorités chinoises.

Les citoyens et citoyennes qui veulent se rendre à l’aéroport pour prendre le vol doivent avoir toutes les autorisations pour s’y rendre. Ce sont des permis qui sont délivrés par les autorités chinoises. Il y a environ 6000 taxis qui sont autorisés à circuler. Alors on est en train de travailler avec les ressortissants canadiens qui veulent être évacués, a-t-il exposé, en ajoutant qu’une équipe canadienne doit se rendre de Pékin à Wuhan pour offrir de l’aide aux ressortissants canadiens.

Selon le ministre, des 335 Canadiens qui se trouvent dans la région de Wuhan, 196 souhaitent revenir au pays.

Ça prendrait quelques jours pour finaliser l’opération, a-t-il précisé.

En ce qui concerne les ressortissants qui reviendront au pays, aucune mesure n’est encore décidée.

M. Champagne a indiqué que ses services observaient ce qui se faisait dans d’autres pays, mais qu'aucune décision n’a encore été prise pour le moment.

Par ailleurs, il a indiqué que les autorités chinoises n’ont pas autorisé les personnes ayant contracté le virus à monter à bord d’un avion. À ma connaissance, aucun Canadien n’a contracté le virus, a-t-il indiqué.

Sur le rapatriement des résidents permanents, M. Champagne a précisé que les autorités chinoises n’ont autorisé que les ressortissants qui ont voyagé avec un passeport étranger.

On va travailler pour rapatrier tous ceux qui voudraient revenir au Canada, a-t-il toutefois affirmé.

Je vais parler à mon homologue chinois ce soir pour essayer d’obtenir toutes les garanties possibles pour permettre de rapatrier, a-t-il dit.

Le risque demeure faible au pays, selon la santé publique

L'administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, a confirmé jeudi que le risque de contracter le coronavirus demeure faible au pays et a mis en garde les Canadiens contre la désinformation.

Après que l'état d'urgence eut été décrété par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les hauts responsables de la santé publique ont affirmé que la situation actuelle ne change rien pour le Canada lors d’une séance d’information destinée aux médias.

Selon eux, le Canada avait mis en place de multiples systèmes de prévention et de contrôle des maladies infectieuses partout au pays pour détecter, contenir et prévenir la propagation de ce nouveau virus avant l’annonce de l’OMS.

Les voyageurs internationaux qui ont présenté des symptômes du virus après leur retour au Canada ont eux-mêmes alerté les autorités nécessaires et se sont soumis à des tests.

Il y a trois cas confirmés du virus au Canada - deux en Ontario et un en Colombie-Britannique - et ils sont tous liés à de récents voyages en Chine. Ces personnes ont été isolées chez elles ou dans des établissements de santé avec les mesures de prévention appropriées. Elles sont dans un état stable, a confirmé la Dre Tam.

Il reste encore d'autres cas à examiner. Le Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, a examiné les cas d'une centaine d'individus et, de ceux-là, 58 ont eu des résultats négatifs, a confirmé la Dre Tam.

Mme Tam a aussi lancé un appel au calme, car de nombreuses personnes d'origine chinoise et asiatique sont victimes de racisme et de discrimination dans l'espace public.

Il est compréhensible d'avoir peur en ces temps d'incertitude. Mais quand cette peur mène à des stéréotypes stigmatisants et de la désinformation, elle ne peut que causer du tort, a dénoncé la Dre Tam.

Elle a par ailleurs recommandé aux citoyens de s'informer auprès de sources crédibles pour en savoir plus sur le coronavirus.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !