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Des enseignants répondent à Doug Ford en défendant leurs syndicats

Des personnes attablés devant des micros de journalistes dans une salle.

Des enseignants affiliés à des syndicats différents ont organisé une conférence de presse pour souligner leurs réclamations en tant que personnel de l'éducation en première ligne.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Radio-Canada

Des enseignants ont tenu à remettre les pendules à l’heure, affirmant leur soutien à leurs représentants syndicaux alors que le premier ministre de l’Ontario a récemment insinué que les volontés des dirigeants syndicaux dans le cadre des négociations avec la province étaient différentes de celles des enseignants.

Nous ne sommes pas intimidés pour faire grève, a souligné Kim Fry, une enseignante de classe élémentaire lors d’une conférence de presse organisée par un groupe d'enseignants sans les syndicats.

Nous avons bien plus peur de ce qui va arriver à nos écoles, à nos élèves, à nos propres enfants et à notre profession si nous ne disons pas non et si nous ne demandons pas à ce gouvernement d'annuler ses coupes en éducation, a déclaré l’institutrice membre de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO).

Une réponse à Doug Ford

La conférence de presse, organisée par un groupe d’enseignants affiliés à divers syndicats, est une réponse aux commentaires du premier ministre ontarien formulés vendredi dernier, suggérant que les volontés du corps enseignant étaient différentes de celles des chefs syndicaux.

Les professeurs avec qui j'ai parlé veulent juste que ce soit fini, ils sont heureux, ils veulent retourner dans les classes, j'entends ça sans arrêt, avait-il déclaré. Je vous [enseignants] soutiens. Je suis totalement en désaccord avec le chef des syndicats.

Nous sommes nos syndicats, nous élisons nos dirigeants, a toutefois rétorqué Kim Fry.

La taille des classes, les cours en lignes, le soutien pour l’éducation des enfants en difficulté, la lutte contre la violence dans nos écoles… Ces priorités viennent de nous.

Kim Fry, enseignante de classe élémentaire
Une femme noire avec un pull rouge dans une librairie.

« L’éducation c’est le fondement d’une société. C’est un droit. Un enfant bien éduqué, c’est un meilleur citoyen pour demain », affirme Madjiguène Diallo.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Les enseignants ont affirmé leur soutien à leurs représentants syndicaux, car ils réclament de meilleures conditions de travail et de meilleures conditions d’apprentissage pour les élèves.

J’ai beaucoup travaillé avec des enfants en difficulté. Si on nous retire des aides, si on nous agrandit les tailles des classes, est-ce qu’on va pouvoir inclure tout le monde? Est-ce que la diversité va être toujours présente dans les salles de classe, a témoigné Madjiguène Diallo, enseignante de classe de 1re année à l’école La Mosaïque à Toronto et membre de l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO). Est-ce que mon ami autiste,mon ami trisomique va être toujours présent dans les salles de classe autour de moi. Comment vais-je apprendre à mes élèves qu’ils font partie de la société?

J’aimerai avoir les ressources pour répondre aux besoins de mes élèves et faire du un à un avec mes élèves. Les coupures vont affecter mon approche avec mes élèves et je ne pourrais plus faire du un à un.

Madjiguène Diallo, enseignante de classe de 1re année à l’école la Mosaïque à Toronto

L'élève doit avoir toutes les ressources pour grandir et apprendre.

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce dans un hall de l'Assemblée législative, répond aux question des journalistes.

Le ministre de l'Éducation de l'Ontario, Stephen Lecce, a la confiance de son premier ministre, Doug Ford.

Photo : Radio-Canada

De son côté, le ministre de l’Éducation ontarien, Stephen Lecce, estime que le conflit de travail porte principalement sur les salaires, le syndicat réclamant des augmentations supérieures à la hausse de 1 % par année prévue dans la loi provinciale.

Notre message aux enseignants et aux parents est s’ils ont besoin de plus d'investissements dans les classes et plus de soutien pour les élèves, je suis d'accord, alors ils devraient se tourner vers leurs dirigeants syndicaux qui font valoir que cet argent devrait aller en compensation, a déclaré jeudi le ministre Lecce.

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