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L'ex-propriétaire de la Boucherie Huot minimise aussi son implication dans l'entreprise

Un homme en complet avec une chemise blanche et un veston noir

L'ex-propriétaire de la Boucherie Huot, Bernard Huot

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Après son fils, l'ex-propriétaire de la Boucherie Huot, Bernard Huot, a lui aussi minimisé son implication dans l'entreprise familiale dans les mois qui ont précédé l'accident de travail d'un employé.

Bernard Huot et son fils Carl sont tous deux accusés de négligence criminelle causant des lésions à Olivier Bouchard qui est tombé dans un hachoir à viande industriel, en novembre 2016, à Saint-Nicolas.

Le paternel a témoigné avoir remis entre les mains d'employés une grande partie de la gestion de l'entreprise, après avoir fait une dépression en 2015.

En plus de longues vacances dans le sud l'hiver et ses voyages de chasse à l'automne, il a témoigné qu'une opération à la gorge en mai 2016 l'a aussi éloigné des affaires courantes de l'entreprise.

Son fils Carl avait aussi affirmé être moins présent à la boucherie familiale, à compter de 2014,après avoir lui-même subi un accident de travail.

Bernard Huot réfute avoir été négligeant en ne s'assurant pas que le hachoir à viande était sécuritaire.

Le hachoir industriel dans lequel est tombé Olivier Bouchard

Le hachoir industriel dans lequel est tombé Olivier Bouchard.

Photo : Police de Lévis

L'électricien Marc Toutant a témoigné en début de procès avoir dû contourner le dispositif de sécurité qui empêchait l'appareil de fonctionner lorsque son couvercle était ouvert.

Je ne savais même pas que ça existait, un by-pass, s'est défendu le paternel, au sujet du contournement du système de sécurité.

Bernard Huot a dit avoir accepté cette initiative de l'électricien, pensant qu'il s'agissait d'une mesure temporaire.

Si l'électricien affirme ne pas avoir eu de suivi de la part de la compagnie, M. Huot a témoigné qu'il croyait que ses employés allaient s'en occuper.

Entre-temps, en raison de ses problèmes de santé, il a décidé de vendre l'entreprise familiale à Viandex.

Dans ma tête, c'était réparé parce que je n'aurais pas vendu l'entreprise avec un appareil non conforme, s'est défendu l'homme de 69 ans.

Bernad Huot jure qu'il n'est pas malveillant, disant qu'il n'aurait pas hésité à payer pour une réparation d'à peine 300 $.

Son témoignage doit se poursuivre vendredi.

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