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Non, cette femme n’est pas responsable de l’épidémie de coronavirus

La théorie voulant que le coronavirus provienne des chauves-souris est non vérifiée.

Une jeune femme croque dans une chauve-souris, dans un restaurant. Le mot FAUX est sur l'image.

Une jeune femme mangeant une chauve-souris a été la cible d'internautes l'accusant à tort d'avoir propagé le coronavirus.

Photo : Capture d'écran - Twitter

Alors que les autorités chinoises tentent d’identifier comment le coronavirus a pu se transmettre aux humains, une influenceuse chinoise a été la cible d’internautes qui l’accusent, à tort, d’être responsable de l’épidémie.

Une vidéo virale, partagée notamment sur les réseaux Twitter et TikTok, montre une femme d’origine chinoise, Wang Mengyun, en train de manger une chauve-souris dans un restaurant.

Mme Mengyun a été prise pour cible, car les autorités chinoises croient que l’épidémie pourrait émaner d’un marché public de la ville de Wuhan, où l’on vend des animaux sauvages destinés à la consommation humaine.

Une étude (Nouvelle fenêtre)

publiée dans la revue scientifique The Lancet le 24 janvier remet toutefois en question cette hypothèse, puisque le tiers des premiers patients contaminés par le coronavirus n’avaient aucun lien avec ce marché.

Les chauves-souris ont été à la source d’une autre épidémie de type coronavirus, celle du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003.

Le virus avait alors été transmis de la chauve-souris à la civette (Nouvelle fenêtre)

, un petit mammifère sauvage consommé en Chine, puis à l’humain. La chauve-souris a donc aussi fait partie de la liste des suspects cette fois-ci.

Cependant, il est trop tôt pour confirmer cette hypothèse.

Malgré tout, des internautes se sont empressés de retrouver Mme Mengyun et de lui envoyer des menaces de mort, l’accusant d’avoir contribué à l’épidémie actuelle.

Selon le South China Morning Post, (Nouvelle fenêtre)

la femme a expliqué que la vidéo a été tournée en 2016 — soit bien avant l’épidémie actuelle — lors d’un voyage touristique aux Palaos, un archipel de la Micronésie, dans l’océan Pacifique.

Mme Mengyun précise que la soupe à base de chauve-souris faisait partie des mets locaux, et qu’elle ignorait que l’animal pouvait être l’hôte de virus.

D’autres images (Nouvelle fenêtre)

montrant des plats à base de chauve-souris ont également été partagées sur les réseaux sociaux, avec le mot-clic #coronavirus, bien que les chercheurs n’aient pas encore confirmé la responsabilité de l’espèce dans l’épidémie.

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