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Un premier jalon dans l’interdiction des plastiques à usage unique au Canada

Jonathan Wilkinson lors d'une conférence de presse dans un hôtel de Winnipeg.

Le ministre fédéral de l'Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson

Photo : La Presse canadienne / Mike Sudoma

Antoine Trépanier

Le gouvernement du Canada s’est doté d’une première étude pour élaborer sa nouvelle politique d’interdiction des plastiques à usage unique, prévue pour 2021, et confirme qu’il entend dévoiler les catégories de plastiques prohibés d’ici quelques semaines.

Dans un rapport d’une centaine de pages élaboré à l’automne 2019 et présenté jeudi, Environnement et Changement climatique Canada et Santé Canada font le constat suivant : les gros objets en plastique comme les sacs et les pailles peuvent nuire physiquement aux animaux et à leur habitat.

Le rapport recense bon nombre d’études en la matière et confirme que la pollution par le plastique est partout dans l’environnement. On la retrouve sur les rives, à la surface de l’eau, dans les sédiments, le sol, l’eau souterraine, dans l’air, dans l’eau potable et dans la nourriture.

Ce rapport confirme que la pollution du plastique a un impact négatif sur notre environnement, l’économie et la santé, a déclaré le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson.

Le gouvernement s’engage par ailleurs à tenir une consultation de 60 jours concernant les plastiques à usage unique.

Les fonctionnaires fédéraux ne recommandent aucune interdiction de catégories de plastiques en particulier, mais estiment que cette étude aidera les législateurs à les réglementer. Déjà, le ministre Wilkinson a avancé que les pailles, les sacs et les ustensiles en plastique pourraient être interdits.

Ils recommandent d’autres études sur la pollution causée par des microplastiques, ces particules de plastique dont la taille est inférieure à 5 mm.

Les fonctionnaires fédéraux souhaitent voir développer des méthodes normalisées d’échantillonnage, de quantification, de caractérisation et d’évaluation des effets des macro et microplastiques, puis élargir et développer des efforts de surveillance cohérents pour inclure les milieux environnementaux moins caractérisés tels que le sol.

L’opposition dans l’attente

Selon le porte-parole adjoint du Noupveau Parti démocratique (NPD) en matière d’environnement et de changement climatique, Alexandre Boulerice, le gouvernement aurait dû agir beaucoup plus tôt dans ce dossier.

Tout le monde maintenant est conscient que c'est un fléau. [Avec cette étude], ça fait en sorte que le gouvernement libéral n'a plus d'excuse pour ne pas agir en urgence. Alors, il faut avoir un plan de match. Quel est leur plan pour éliminer le plastique à usage unique? a-t-il dit en entrevue à Radio-Canada.

M. Boulerice se demande maintenant quels types de plastiques à usage unique seront bannis et si le suremballage sera également compris dans cette nouvelle politique.

En mars 2019, l’Union européenne (UE) a annoncé une interdiction des plastiques à usage unique à compter de 2021. Contrairement au gouvernement du Canada, l’UE a interdit l’usage d’une dizaine de catégories de produits pour lesquels existent des solutions de rechange, comme les couverts, les assiettes ou les bâtonnets pour ballons.

Le texte de l'UE interdit également les plastiques dits oxodégradables (étiquetés biodégradables de façon abusive), comme certains sacs, et les récipients alimentaires et gobelets en polystyrène expansé, bien connus des habitués des repas à emporter.

Le gouvernement du Canada n’a toujours pas précisé si ce type de plastique serait interdit à compter de 2021.

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