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Une femme tenant une guitare devant un micro sourit en regardant un petit groupe de spectateurs que l'on voit de  dos.

Une vingtaine d'étudiants de l'Université de Hearst, au campus de Timmins, sont venus pour entendre le témoignage de Reney Ray.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Vingt-cinq ans après le suicide de son père, l’auteure-compositrice-interprète Reney Ray raconte enfin son histoire. Dans une tournée des campus universitaires du Nord de l’Ontario, la native de Val-Rita souligne l’importance de parler de la maladie mentale.

Après avoir chanté la perte de son père sur son dernier album, Reney Ray vit son baptême comme conférencière. L’émotion était à son comble devant la trentaine d’étudiants, la chanteuse a craqué, tout comme certaines étudiantes qui se sont levées pendant la conférence pour aller essuyer des larmes.

À travers son témoignage, la Franco-Ontarienne offrait ses compositions. Une pièce abordant la perte de son père alors qu'elle avait 11 ans est venue particulièrement toucher l’auditoire.

J'ai arrêté de croire en Dieu. J'ai maudit l'univers pis tous mes mauvais choix, j'les ai blâmés sur mon père. C'était toujours d'sa faute. Y'aurait dû être là, pour guider la p'tite fille perdue. Qui le pleurait tout bas , chante-t-elle dans Le soleil est jaune pastel.

Encore aujourd'hui, le monde a peur d'en parler et drôlement c'est après que quelqu'un passe à l'acte qu'on se dit qu'on devrait plus en parler.

Une citation de :Reney Ray, auteure-compositrice-interprète
Un homme tient un bébé sur ses genoux.

La petite Renée sur les genoux de son père André Rioux.

Photo : Gracieuseté Famille Rioux

Le suicide de son père a créé des blessures à la petite Reney qui mettront une quinzaine d'années à guérir. Tu développes des carapaces, tu deviens quelqu'un d'autre pour essayer de plaire aux autres, t'as peur qu'on t'abandonne encore, souligne celle dont le décès de son père a bouleversé son adolescence et sa vie de jeune adulte.

Quinze ans pour se relever

C'est seulement à l'âge 27 ans que la chanteuse a retrouvé le goût de mordre de nouveau à pleine dent dans la vie après avoir compris une chose: le pardon. Le deuil est traîné avec le vouloir de comprendre, ce qui est le plus dur, c'est d'accepter que tu ne comprendras peut-être jamais, laisse-t-elle tomber.

Reney Ray dos à un mor blanc.

Reney Ray poursuivra sa tournée de conférences cette semaine dans les campus universitaires de Hearst et de Kapuskasing et dans les écoles secondaires en avril.

Photo : Shawn Bonneville

J'ai beaucoup d'amis d'enfance qui riaient de moi parce que j'ai fait de la thérapie plus jeune, j'avais aussi cette mentalité dans ma jeunesse. Éventuellement, je me suis rendu compte que ça me faisait vraiment du bien. Ça me permettait de comprendre mes comportements malsains qui m'amenaient du malheur.

Une citation de :Reney Ray, auteure-compositrice-interprète

En parlant de la journée Bell cause pour la cause, Reney Ray devient soudainement émotive en se rappelant la disparition de son père en 1996. S'il y avait eu autant de ressources qu'en 2020, peut-être que... , avance-t-elle avant de prendre une pause. Aujourd'hui, on a tellement de ressources, les tabous mettez ça de côté, un mot, une phrase au bon moment, peuvent changer la vie de quelqu'un au complet, conclut Reney Ray à propos de l'importance de parler.

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