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La ministre de la Condition féminine promet d'agir pour la sécurité des femmes

Le Parti québécois espère que la CAQ consultera les intervenants du milieu

Une femme triste assise au bord d'une fenêtre.

Un plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale pour 2018-2023. Le premier ministre Legault a demandé à Isabelle Charest de coordonner le dossier.

Photo : getty images/istockphoto / PKpix

Isabelle Charest affirme qu’elle n’écarte aucune mesure quand il est question de violence envers les femmes. À l’approche de la présentation du budget provincial, la ministre responsable de la Condition féminine assure que son gouvernement présentera des mesures concrètes.

En entrevue avec Isabelle Richer sur les ondes de RDI, Mme Charest admet qu’il existe déjà un plan d’action en matière de violence conjugale pour 2018-2023.

Mais elle explique que le mandat que lui a donné le premier ministre Legault au mois de décembre lui donne la légitimité de poser des mesures pour sécuriser les femmes.

À la suite d’un triple meurtre et d’un suicide en décembre dans le quartier Pointe-aux-Trembles, François Legault a demandé à la ministre Charest de coordonner un plan d’action contre la violence conjugale.

Il y a un plan, il est en marche, précise la ministre jeudi, mais c’est sûr qu’il y a des choses qui stagnent dans le temps, de souligner Mme Charest jeudi.

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La ministre Isabelle Charest

Extrait de l'entrevue avec Isabelle Charest

Photo : Radio-Canada

Parmi les mesures à l’étude, celle du bracelet électronique pourrait être évaluée. Ce bracelet peut être utilisé dans des cas d’ordonnance du tribunal pour empêcher une personne violente d’approcher sa victime.

Tout est envisageable, ajoute-t-elle. On a une stratégie pour se concerter. Je pense que les consultations sont encore pertinentes, le travail avec des experts aussi et leurs recommandations seront toutes aussi importantes.

On veut agir dans un court laps de temps.

Isabelle Charest

Elle mentionne avoir fait des représentations auprès du ministre des Finances pour garantir que les investissements contre la violence conjugale soient présents dans le budget 2020-2021.

On peut s’attendre à ce qu’il y ait des investissements pour les maisons d’hébergements pour femmes notamment, affirme-t-elle.

Une sortie qui surprend

Les députées du Parti québécois Méganne Perry Mélançon et Véronique Hivon n’ont pas caché leur surprise face à la sortie médiatique de la ministre Isabelle Charest, d’abord publiée par La Presse.

Tant qu’il n’y aura pas d’annonce d’argent, tant qu’on ne dit pas ce à quoi exactement servira l'argent, je pense que c’est un exercice de communication, affirme Mme Perry Mélançon, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de condition féminine.

Méganne Perry Mélançon et Véronique Hivon devant des micros parlent avec des journalistes

Méganne Perry Mélançon et Véronique Hivon en point de presse jeudi à Québec

Photo : Radio-Canada

Elle comprend que le gouvernement souhaite en faire un enjeu interministériel, et ne remet pas en question ce geste. Mais il y a un plan d’action élaboré déjà pour 2018-2023, je veux juste être certaine qu’on ne réinvente pas la roue et que l’on continue à travailler avec les intervenants du milieu.

La porte-parole en matière de justice au Parti québécois, Mme Hivon, ajoute que le gouvernement doit rapidement cibler les mesures les plus urgentes et investir les sommes nécessaires.

Il y a eu un peu de confusion dans le milieu quand le premier ministre a confié le mandat, explique-t-elle, il faut donc travailler sur les bases du plan existant et prendre les actions requises.

Le Parti québécois rappelle que la Fédération des maisons d’hébergement du Québec réclame des investissements de 50 M$ pour répondre aux besoins de tous les milieux.

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