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De la passion familiale au rêve olympique : l'ascension de la judoka Amélie Grenier

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Portrait d'Amélie Grenier en habit de judo.

Amélie Grenier pratique le judo depuis l'âge de 7 ans.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Amélie Grenier est une étoile montante du judo au Canada. La Saguenéenne qui s’entraîne avec sa mère, son père et son frère depuis 10 ans quittera bientôt le nid familial pour se rapprocher de son rêve olympique. Dès septembre, elle peaufinera ses techniques au centre national de judo à Montréal.

Chez les Grenier-Pearson, une fille qui projette sa mère sur le tatami et un père qui engage le combat avec son fils sont des scènes tout à fait normales. Le judo est une passion familiale. On ne s'entend pas toujours bien quand on se bat ensemble, rigole Amélie.

Les partys de Noël finissent toujours par des combats à la maison.

Patrick Grenier, père et judoka
Portrait de famille en habits de judo.

Patrick Grenier, Amélie Grenier, Sylvie Pearson et Jérémy Grenier sont des passionnés de judo.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Lorsque Jérémy a commencé ses cours de judo à l'âge de 5 ans, le reste de la maisonnée a rapidement suivi. Amélie et ses parents sont aujourd'hui ceinture noire, alors que le cadet de la famille arbore la ceinture marron. C'est une drogue maintenant, avoue son père Patrick.

Sky is the limit. Quelqu'un qui veut et qui met les efforts, il va réussir à monter les grades.

Patrick Grenier, père et judoka
L'athlète qui pose avec sa médaille.

Amélie Grenier a remporté l'or chez les moins de 52 kg lors de la Coupe Canada judo 2019.

Photo : Judo Québec

La star du groupe, c'est Amélie. L'an dernier, elle a décroché l'or aux championnats canadiens et à la Coupe Canada de judo, puis raflé le bronze aux championnats panaméricains juniors en Colombie. L'athlète de 17 ans est pleine de talent et d'ambition.

Les olympiques de 2024 ce serait tôt, mais c'est peut-être réalisable. Je vise surtout ceux de 2028.

Amélie Grenier, judoka
Amélie pratique une prise de judo avec son frère.

Amélie et son frère Jérémy s'entraînent souvent ensemble.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Coulombe

La judoka plafonne dans son Saguenay natal. D'ici quelques mois, elle posera donc ses valises à Montréal. Fini les entraînements en famille. Elle devra couper le cordon, notamment avec sa mère qui l'accompagnait toujours lors des compétitions. Tout comme ses proches, Amélie est prête pour ces changements. Elle veut faire sa place au sein de l'équipe canadienne.

On a une belle collaboration avec l'entraîneur de Judo Québec. Je ne suis pas inquiète. On sait où on s'en va

Sylvie Pearson, mère et judoka

Elle s'en va de plus en plus haut. C'est fascinant.

Jérémy Grenier, frère et judoka
Amélie assise face à une autre judoka.

Amélie Grenier et ses parents sont instructeurs de judo.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Coulombe

Pour continuer à surprendre et dominer ses adversaires, celle qui évolue chez les moins de 52 kilos veut apprendre à maîtriser de nouvelles prises.

Je garde toujours en tête que je peux me faire battre par n'importe qui. C'est pour ça que je ne sous-estime personne.

Amélie Grenier, judoka
Le père et la fille effectuent une prise de judo.

Patrick Grenier encourage sa fille à réaliser son rêve olympique.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Coulombe

Amélie avoue qu'elle est sa pire ennemie sur le tatami. L'athlète doit apprendre à gérer son stress. Je suis quand même assez dure envers moi-même avant mes combats. Je me mets beaucoup de pression, explique-t-elle.

La Saguenéenne participera à la Coupe européenne junior de judo les 14 et 15 mars prochain à Coimbra au Portugal. Elle se dirigera ensuite vers l'Allemagne pour une autre compétition qui se tiendra le 21 mars. Elle profitera des deux événements pour prendre part à des camps d'entraînement.

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