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Avast ferme sa filiale Jumpshot en plein scandale de vente de données

L'icône de l'antivirus Avast sur un bureau d'ordinateur Windows.

Plus de 435 millions de personnes se servent de l'antivirus Avast.

Photo : Capture d'écran

Radio-Canada

L’entreprise de cybersécurité Avast a annoncé jeudi qu’elle fermerait sa filiale Jumpshot à la suite de révélations concernant ses pratiques en matière de vente et de collecte des données de navigation des utilisateurs et utilisatrices de l’antivirus gratuit Avast.

Jumpshot, qui ne représenterait qu’environ 5 % du chiffre d’affaires de 830 millions de dollars d’Avast, ne cessera pas immédiatement ses activités. La filiale entend remplir ses obligations contractuelles avec sa clientèle avant de mettre la clé sous la porte.

Nous avons démarré Jumpshot en 2015 avec l’idée d’étendre nos capacités d’analyse de données au-delà de la sécurité. Cela s’est produit lors d’une période où il devenait de plus en plus évident que les mégadonnées allaient prendre beaucoup d’importance dans le domaine de la cybersécurité. Nous croyions pouvoir nous servir de nos outils et ressources pour nous y prendre de manière plus sécuritaire que les autres entreprises qui collectaient des données, a indiqué le PDG d’Avast, Ondrej Vleck, dans un billet de blogue.

Chaque clic était enregistré

Cette semaine, une enquête conjointe du site Motherboard et du magazine PCMag a révélé que le logiciel d’antivirus Avast, dont se servent plus de 435 millions de personnes, enregistre des données pour chaque recherche, chaque clic et chaque achat de ses utilisateurs et utilisatrices.

Celles-ci sont ensuite envoyées à Jumpshot, qui les vend à des entreprises comme Google, Microsoft, Pepsi, Yelp et Home Depot pour des centaines de milliers, voire des millions de dollars.

L’un des produits de Jumpshot se nomme All Clicks Feed (traduction libre : fil de tous les clics). Ce dernier contient les données détaillées de tous les comportements et clics des internautes. Il est par exemple possible de savoir – à la milliseconde près – sur quel site naviguaient les gens, et quels liens étaient cliqués.

Pas la première controverse

En décembre, il a été révélé que Mozilla avait retiré de sa boutique d’extensions quatre extensions proposées par Avast pour le navigateur Firefox parce qu’elles collectaient l'historique de navigation des internautes.

À l’époque, Ondrej Vleck avait minimisé l’importance de la situation en rappelant que les données étaient anonymisées.

Encore jeudi, le PDG d’Avast a tenté de se distancier quelque peu de la collecte et de la vente de données de son entreprise, assurant qu’il avait pris la décision de mettre fin à ces pratiques après son entrée en poste, en juin dernier.

Ce scandale semble avoir coûté cher à Avast sur le marché boursier. L’entreprise tchèque a vu sa valeur chuter de plus de 25 % depuis la parution de l’enquête conjointe de Motherboard et PCMag, mardi.

Avec les informations de TechCrunch, et Motherboard

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