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Faire du HelpX ou héberger des inconnus pour obtenir de l'aide en retour

Deux femmes et un chien assis sur un canapé.

Korinne et Charlotte débutent tout juste une relation de «helpers» et d'hôte.

Photo : Radio-Canada / Nantou Soumahoro

Radio-Canada

Pour l’aider dans la gestion de sa ferme à alpagas, Korinne Forestier accueille depuis cinq ans des « helpers ». Des travailleurs qui viennent l’aider de façon bénévole en échange du gîte et du couvert. Une relation donnant-donnant qui bien souvent se transforme en relation amicale.

Pour être honnête, je ne pourrais pas m’en sortir sans eux, lance la propriétaire de la ferme Alpagas Jazban, Korinne Forestier.

Depuis 2015, Korinne a accueilli une quarantaine de travailleurs volontaires. Mais c'est la première fois qu'elle accueille quelqu'un durant la saison hivernale.

Ça fait un mois que je suis toute seule et c’est le premier hiver où je travaille à l'extérieur. Je suis plus capable, s’exclame la propriétaire.

Le soir arrivé, faire le train à la frontale ce n’est pas des plus agréable, ajoute-t-elle.

Car Korinne Forestier a six poules, un coq, huit chats, deux chiens en plus des six alpagas de sa ferme. Des animaux qui demandent une attention particulière et qui représentent une lourde charge de travail en plus de l'emploi qu'elle occupe actuellement en ville.

Une aide précieuse

Si vous étiez travailleurs volontaires chez Korinne Forestier, elle vous proposerait de vous occuper de ses animaux, d'effectuer quelques tâches ménagères, de déneiger, mais aussi, selon vos habiletés, de l'aider à effectuer certaines rénovations sur sa propriété.

Au cours des dernières années, les travailleurs les plus habiles ont notamment pu l’aider à construire une douche extérieure pour sa grange transformée en Airbnb.

À chaque fois, je me dis que c'est [un geste de] générosité. C'est absolument incroyable. C'est plus que de l'aide

Korinne Forestier, propriétaire de la ferme Alpagas Jazban

J'ai l'impression de prendre et de ne rien leur donner, suggère Korinne.

Et pourtant, elle ouvre sa porte et offre une présence à des jeunes qui bien souvent n'ont pas encore de connaissances au Canada.

Se ressourcer tout en voyageant

À son arrivée, Charlotte se sent déjà à l’aise et a d’emblée le sentiment que sa collaboration avec Korinne va très bien se passer.

Originaire de la ville de Poitiers en France, pour la citadine qui est arrivée au Québec deux jours avant de s'installer chez Korinne, cette formule permet un atterrissage en douceur dans son nouveau pays d’accueil.

Je me suis dit quelqu’un qui m’accueille a quelque chose à m’offrir et moi aussi, j’ai quelque chose à lui offrir. Je trouve le concept très bien , dit-elle.

Charlotte n’a jamais travaillé auprès d’alpagas, mais elle voit cette expérience comme une façon de s’enrichir et de prendre ses marques avant de s’installer dans une grande ville.

Des rencontres absolument extraordinaires

Ceux qui étaient des inconnus s’apprivoisent, deviennent très souvent proches et parfois entretiennent une relation au-delà de celle de travailleur-hôte.

Il y en a qui reviennent passer des week-ends parce qu'ils aiment cet endroit. D’autres qui sont partis en France, mais avec qui j'ai encore des liens très serrés. Je m’empêche de dire amis parce qu'ils pourraient tous être mes enfants, explique la quinquagénaire.

Par ailleurs, Korinne recontacte parfois certains des helpers qui sont encore au Québec pour leur demander de l'aide en cas d'urgence.

Sur le plan humain [ce sont] des rencontres absolument extraordinaires , conclut Korinne Forestier.

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