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Bénévole face au deuil, une expérience enrichissante

Une femme âgée en fauteuil roulant attablée à côté d'une femme qui prend une rose d'un vase posé sur la table.

Une bénévole du centre de soins palliatifs Crossroads Hospice Society et une patiente passent un moment à la cuisine.

Photo : Sylvie Jensen

Les bénévoles sont précieux pour le fonctionnement du centre de soins palliatifs Crossroads, à Port Moody. Ils y apprennent aussi à composer avec la mort dans cet établissement de soins de fin de vie.

La Crossroads Hospice Society est un centre de soins palliatifs de 10 lits qui accueille une soixantaine de bénévoles par semaine. Ces derniers ont comme rôle essentiel l'accompagnement et le soutien émotionnel des patients, explique la directrice des services de soutien et responsable du programme des bénévoles, Sylvie Jensen.

Le désir d'apprendre et de grandir fait partie des motivations des personnes qui souhaitent faire du bénévolat dans l'établissement, selon Mme Jensen.

« C'est aussi le désir d'être au service des gens en général », précise-t-elle.

Les bénévoles peuvent être amenés à remplir de nombreuses tâches, comme accueillir les visiteurs, ranger des espaces de vie et servir les repas. Ceux qui suivent une formation complémentaire peuvent aussi nourrir les patients.

Rester auprès des patients, en silence, pour offrir simplement une présence aux patients en fin de vie, fait aussi partie du travail dévoué des bénévoles, ajoute Mme Jensen.

« Les gens ne sont pas forcément préparés à faire face à la mort », explique-t-elle, soulignant que c'est une réalité omniprésente dans ce centre de fin de vie. D'ailleurs, le centre offre une formation de 30 heures à chaque bénévole.

On couvre beaucoup le sujet du deuil, de la communication, de la capacité d'écoute, de comment être avec la personne en fin de vie et avec ses proches qui vivent le deuil.

Sylvie Jensen, dirigeante des services de soutien et responsable du programme des bénévoles, Crossroads Hospice Society

Composer avec le deuil, une expérience de croissance personnelle

Sylvie Jensen et Amélie Lambert debout sourient et posent pour la photo.

Sylvie Jensen (à gauche) et Amélie Lambert (à droite) travaillent avec les bénévoles qui veulent donner de leur temps au centre de soins palliatifs Crossroads ou accompagner les gens dans le deuil avec le centre de soutien.

Photo : Radio-Canada / Saida Ouchaou

Amélie Lambert a commencé par être bénévole au centre de soins palliatifs pendant un an avant d'obtenir, il y a deux ans, un emploi de coordinatrice des services de deuil au sein de l'établissement.

Cette expérience l'a fait beaucoup grandir, confie-t-elle. Elle aimait nourrir les patients, parler avec eux, que ce soit sur des sujets légers tels le temps ou plus profonds, lorsque les patients mentionnaient leurs inquiétudes pour leurs proches qui auront à faire face à leur départ.

Si vous avez un intérêt pour ce milieu, donnez-vous cette chance-là, à vous. Allez-y doucement certainement, mais vous risquez de gagner beaucoup plus que ce que vous pensez au niveau personnel.

Amélie Lambert, coordinatrice des services de deuil, Crossroads

Elle conseille cependant d'être certain d'avoir de la place dans sa vie pour ce type d'engagement et d'être prêt à faire face à la mort.

« Ça vient heurter nos propres valeurs, nos croyances et ça demande beaucoup d'énergie », dit Amélie Lambert. Elle déplore que la mort soit si difficile à accepter dans notre société et relève un certain tabou entourant ce moment inévitable de la vie.

Elle souligne l'importance d'informer les gens et explique que Crossroads traite de cet aspect dans toutes ses formations et les services offerts.

« On a encore beaucoup de travail pour déstigmatiser la fin de vie et le deuil, mais on ne lâche pas », conclut-elle.

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