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Finies les pubs de pétrolières dans le Guardian

La une du journal The Guardian.

Les journaux du groupe britannique Guardian Media ne publieront plus de publicité de la part des entreprises pétrolières et gazières.

Photo : afp via getty images / BEN STANSALL

Radio-Canada

Le quotidien britannique The Guardian ne publiera plus de publicité de la part des compagnies pétrolières et gazières, a fait savoir la direction du groupe Guardian Media, mercredi.

Cette décision survient quelques mois après la décision du groupe de viser un bilan carboneutre dès 2030.

Dans un article publié mercredi dans ses pages, la direction du Guardian, qui devient le premier grand organisme de presse à bannir ce type de publicité, explique qu’elle ne peut plus accepter d’argent d’une industrie qui va à l’encontre des convictions et des efforts environnementaux de l’entreprise.

Notre décision est basée sur les efforts déployés depuis des décennies par de nombreuses personnes dans ce secteur pour empêcher les gouvernements du monde entier de prendre des mesures significatives en faveur du climat.

Anna Bateson, directrice générale par intérim du groupe Guardian Media

L'interdiction, qui entre en vigueur immédiatement, s'appliquera à toutes les entreprises dont l'activité principale est l'extraction de combustibles fossiles.

Selon Guardian Media Group, la réponse humaine au réchauffement climatique constitue le défi le plus important de notre temps. L’entreprise ne désire par conséquent plus accorder d’espace dans ses pages à des entreprises énergétiques dont le lobbying nuit ouvertement à la cause environnementale.

Un homme lit The Guardian assis sur un banc de parc.

Le journal The Guardian est le fer de lance du groupe médiatique britannique Guardian Media Group.

Photo : Getty Images / Scott Barbour

Verdir son image

De nombreux groupes environnementaux dénoncent en effet depuis longtemps les sommes gigantesques que dépensent les pétrolières et autres grands pollueurs en publicité pour se donner une bonne image. En réalité, disent-ils, elles ne consacrent que des ressources dérisoires dans le développement d’énergies renouvelables. Le tout en produisant toujours plus de combustibles fossiles.

À part le Guardian, une poignée de petits médias avaient jusqu’ici banni la publicité des pétrolières. La publicité représente 40 % des revenus du groupe qui chapeaute les activités internationales des journaux The Guardian et The Observer.

Il est vrai que le rejet de certaines publicités pourrait rendre nos vies un peu plus difficiles à très court terme. Néanmoins, nous pensons que la construction d'une organisation plus ciblée et le maintien de sa viabilité financière doivent aller de pair, ont expliqué Anna Bateson et le directeur des revenus publicitaires, Hamish Nicklin.

Reconnaissant qu’il serait également possible de bannir les publicités d’autres produits qui ont une empreinte environnementale importante, comme les voitures ou l’industrie du voyage, la direction estime qu’une telle stratégie ne serait pas viable, encourageant au passage les lecteurs à continuer d’appuyer financièrement ses journaux.

Avec les informations de The Guardian

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