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Le projet de carrefour communautaire francophone de Windsor sur les rails

Vue d'une bâtisse qu fait l'angle d'une rue.

Les locaux du futur Carrefour communautaire francophone de Windsor Essex Kent seront situés au 720, avenue Ouellette au centre-ville de Windsor.

Photo : Radio-Canada / Marine Lefèvre

Les francophones de Windsor auront bientôt accès à un carrefour communautaire francophone qui rassemblera différents services et organismes de la région. Mardi, des responsables communautaires ont eu droit à une visite en primeur des locaux qui doivent les accueillir dans quelques mois.

Cela fait plusieurs années que Didier Marotte, directeur général du Centre communautaire francophone Windsor-Essex-Kent (CCF-WEK), a le projet en tête : rassembler sous un même toit tous les organismes communautaires francophones de la région. 

Il faut qu’on se trouve une place commune, il faut qu’on travaille ensemble. Ce sont des éléments qui ont été identifiés par nos partenaires de la communauté. C’est le message qui ressortait toujours.

Didier Marotte, directeur général du Centre communautaire francophone de Windsor-Essex-Kent

Mardi, il a eu l’occasion d'exposer sa vision sur l’aménagement et le rôle de ce futur carrefour à quelques partenaires qui pourraient se joindre à lui dans cette aventure. Les nouveaux locaux se situent au 720, avenue Ouellette, en plein centre-ville de Windsor.

Au point de vue des services à la clientèle, la visibilité au centre-ville est stratégique de notre part, le transport public et sa disponibilité est un autre élément pour l'accès, souligne M. Marotte pour justifier le choix de l'emplacement.

La clé de la réussite du projet, selon lui, est la centralisation et la maximisation des ressources dans un environnement qui offre beaucoup de potentiel d'expansion.

Un homme souriant qui porte des lunettes pose dans un bureau

Didier Marotte, directeur général du Centre communautaire de Windsor-Essex-Kent, porte ce projet de carrefour depuis plusieurs années.

Photo : Radio-Canada / Marine Lefèvre

Un large espace modulable

L’espace de près de 1400 m2 comprend déjà plusieurs bureaux et zones aménagées. Une bonne partie va être utilisée par le CCF-WEK lui-même qui regroupe tous ses services sous le même toit, notamment les programmes dédiés aux nouveaux arrivants.

Le Centre d’orientation pour adolescents, qui est actuellement situé sur la rue Dougall, sera également intégré au carrefour. Il bénéficiera d’une entrée particulière pour s’assurer de garder une certaine intimité et autonomie aux jeunes qui s’y rendent, souligne M. Marotte. Les jeunes auront en outre accès à un salon, à une cuisine et à un petit gymnase.

Le reste du plancher comprendra des bureaux, des salons, des salles de classe, une salle de conférence et un espace pour accueillir un service de garderie occasionnel.

Un sous-sol d'environ 1470 m2 est par ailleurs accessible. Celui-ci servira d'entreposage pour l'instant, mais pourrait permettre au carrefour de prendre de l'expansion dans les prochaines années.

Qui sait ce que l’avenir peut nous amener, avec la croissance, on aura peut-être besoin de développer une partie du sous-sol. Ce n’est pas une priorité, mais on voulait s’assurer que dans trois ans, cinq ans, sept ans, on ne sera pas limités, souligne M. Marotte.

Des travaux sont toutefois nécessaires avant un emménagement. Didier Marotte évalue à 400 000 $ les coûts associés aux rénovations dans un premier temps. La facture de la deuxième phase des travaux pourrait, elle, monter à 800 000 $.

Le Centre communautaire qui doit quitter ses locaux situés sur le chemin Walker vise un déménagement sur la rue Ouellette le 1er juillet, le 1er septembre au plus tard, indique M. Marotte.

Les partenaires pourront s’installer dès ce moment-là.

Une femme en manteau dans l'embrasure d'une porte

Gisèle Dionne, directrice générale de l'ACFO-WECK pose devant la porte de ce qui pourrait devenir son bureau.

Photo : Radio-Canada / Marine Lefèvre

Des partenaires qui s’y voient déjà

C’est excitant comme projet, note Gisèle Dionne, directrice générale de l’ACFO- WECK.

Selon elle, depuis que les partenaires communautaires ont quitté Place Concorde et emménagé ensemble sur le chemin Walker, une plus grande collaboration règne.

Depuis trois ans, on a déjà établi un sentiment de carrefour. On s’entraide, on travaille ensemble. Ici, ça va être à un niveau encore plus grand, explique-t-elle.  

D’autres ne sont pas prêts à s'installer, mais trouvent le projet tout à fait intéressant.

C’est le cas du Réseau-femmes du Sud-Ouest. Selon la chargée de communication de l’organisme, Blandine Lesage, l’espace ne correspond pas forcément à leurs besoins - le Réseau accueille notamment des femmes victimes de violences conjugales qui souhaitent ou qui ont besoin de garder leur anonymat - mais présente beaucoup d’avantages.

Il y a tous les organismes dans le quartier pour les services pour nos clientes. On pourra par contre facilement louer une salle pour des ateliers, explique-t-elle.

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