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Coincés à Wuhan, des Canadiens luttent contre le désœuvrement

Des personnes portant un masque marchent dans les rues désertes de Wuhan.

Les rues de la ville en quarantaine de Wuhan sont pratiquement désertes.

Photo : Associated Press / Arek Rataj

Radio-Canada

Dans la ville chinoise de Wuhan, où le coronavirus a été détecté en décembre dernier, les autorités ont fermé les transports publics, alors les quelque 168 Canadiens restés sur place se débrouillent comme ils peuvent.

Wayne Tremblay, gestionnaire d'une entreprise d'assurances à Nanaimo, sur l'île de Vancouver, est arrivé à Wuhan le 19 janvier. Il raconte que, deux jours plus tard, les autorités chinoises ont demandé à tout le monde de porter un masque.

Depuis, il dit que les rues sont calmes, même si les magasins restent ouverts.

On se sent claustrophobe parce qu'on est enfermé toute la journée, tous les jours.

Wayne Tremblay, un Canadien à Wuhan

L'homme âgé de 37 ans est aussi déçu par la réaction du consulat du Canada, qui lui a fait comprendre que les Canadiens ne seraient pas évacués par avion. Je me sens abandonné, déplore-t-il.

Mei Jie Han, un Vancouvérois originaire de Wuhan, a connu la mobilisation contre le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui s'est propagé en 2003.

Il avait alors 15 ans et se souvient que l'ambiance était différente : même quand les écoles étaient fermées, il pouvait sortir voir ses amis et voyager.

Cette fois, les parents de Mei Jie Han se sentent coincés à Wuhan. Ils y sont depuis le 10 janvier, après avoir voyagé depuis Delta, en banlieue de Vancouver. Ils devaient rentrer le 8 février.

Ma mère ne peut pas sortir. Elle se sent comme une chienne coincée toute la journée chez elle.

Mei Jie Han, Vancouvérois dont les parents sont à Wuhan

Mei Jie Han raconte que ses parents ont du mal à trouver des produits frais. Les gens achètent les produits à même les remorques des camions de livraison avant que ceux-ci aient déchargé leurs marchandises.

Avec les informations d'Yvette Brend

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