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Coronavirus : Ottawa n'exclut pas de rapatrier des Canadiens

François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères.

Sur 250 ressortissants canadiens enregistrés auprès de l'ambassade du Canada en Chine, 126 ont fait appel aux services consulaires, a indiqué le ministre Champagne.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

« Toutes les options sont sur la table », a répondu François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères, bombardé de questions mardi après-midi sur le sort des Canadiens qui se trouvent en Chine, pays frappé par une épidémie d’un nouveau coronavirus.

M. Champagne n’écarte donc pas la possibilité de rapatrier les Canadiens qui se trouvent actuellement en Chine.

Il y a actuellement 250 ressortissants canadiens enregistrés auprès de l'ambassade en Chine, dont 126 qui ont fait appel aux services consulaires dans la province du Hubei, a indiqué le ministre Champagne.

Nous essayons d’entrer en contact avec chacun d’entre eux et de comprendre leurs besoins.

François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères

Le Canada travaille en collaboration avec ses alliés, a assuré M. Champagne, évoquant la possibilité d’envoyer un avion pour ramener les ressortissants canadiens au pays.

Un pays peut envoyer un aéronef pour rapatrier ses citoyens ou réserver des sièges sur un avion afin d’assurer l’évacuation de ses ressortissants, a-t-il expliqué.

Mais l’action du gouvernement canadien dépendra des besoins évalués sur place, car la situation peut changer rapidement, a insisté le ministre des Affaires étrangères.

Air Canada a annoncé mardi soir l’annulation de certains vols vers la Chine afin de mieux adapter la capacité à la demande prévue. Le transporteur assure actuellement 33 vols par semaine vers la Chine.

Les difficultés entraînées par la quarantaine

Présente aux côtés de François-Philippe Champagne lors du point de presse, Patty Hajdu, la ministre fédérale de la Santé, a précisé que le problème auquel les gens font face n’est pas nécessairement le coronavirus, mais la quarantaine imposée par les autorités chinoises locales.

Ainsi, les gens peuvent avoir du mal à s’approvisionner ou à se déplacer et ils peuvent également avoir de la famille ailleurs dans le pays. Voilà pourquoi il faut bien déterminer leurs besoins avant de prendre une décision, selon Mme Hajdu.

Le virus qui sévit en Chine appartient à la famille des coronavirus, qui sont à l’origine de diverses affections, allant du rhume banal à des maladies plus graves comme le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

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