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La reprise se fait attendre pour Technologies Orbite

Gros plan de la page couverture d'un rapport

Le rapport du contrôleur de Technologies Orbite

Photo : Radio-Canada

Le repreneur potentiel de Technologies Orbite, l’Australienne Advanced Energy Minerals (AEM HPA), n’a toujours pas signé le bail lui permettant d’occuper l’usine d’alumine de haute pureté de Cap-Chat et le laboratoire de l’entreprise à Laval.

Selon les documents déposés en cour par le syndic PricewaterhouseCoopers, l’entreprise australienne n’a pas pu obtenir jusqu’à maintenant la couverture d’assurances nécessaire à la protection de l’usine et des équipements.

Le bail pour l’usine de Cap-Chat aurait dû être signé le 20 janvier pour une reprise des activités en février.

L’entreprise australienne a toutefois versé 300 000 $ des 500 000 $ non remboursables prévus à l’entente signée en décembre. Cet argent est actuellement utilisé par le syndic pour la gestion et la conservation des actifs.

Présentement, cinq employés sont toujours à l’emploi de Technologies Orbite afin de préserver les installations de Cap-Chat.

Les procédures contre Orbite, qui s’est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies au printemps 2017, ont été à nouveau suspendues la semaine dernière. La prolongation prendra fin le 14 mars prochain.

Le contrôleur de PricewaterhouseCoopers indique que ce nouveau délai lui permettra de finaliser les conditions des baux à signer avec AEM HPA et de négocier un plan d’arrangement ou une offre d’achat. Entre-temps, le repreneur devrait avoir reçu des soumissions d’assureurs éventuels.

Sans couverture d’assurances, la conclusion d’une entente entre l’éventuel repreneur et le syndic pourrait être comprise.

Dans son dernier rapport, PricewaterhouseCoopers ne prévoit pas d’argent pour payer le loyer du laboratoire de Laval en février.

Les documents déposés au tribunal en décembre dernier par le contrôleur responsable du dossier à PricewaterhouseCoopers faisaient aussi état d’une dette de plus de 170 000 $ envers l’assureur des biens de Technologies Orbite. La facture n’avait pas été acquittée faute de fonds suffisants.

Technologies Orbite doit 53 millions de dollars dont 30 millions sont détenus par des créanciers garantis parmi lesquels Investissement Québec et Developpement économique Canada, mais aussi des entreprises d’investissement comme MidCap Financial (six millions $) ou Computareshares (14 millions $).

Un plan B

Un groupe d’actionnaires d’Orbite travaillent toujours à la réalisation d’un plan de relance.

Ses membres ont mandaté, la semaine dernière, la firme d’ingénieurs Seneca pour réaliser une évaluation de la viabilité économique d’Orbite ainsi qu’une analyse des solutions possibles pour produire industriellement de l’alumine de haute pureté selon le procédé breveté par Orbite.

L’étude devrait être disponible d’ici un mois. Le groupe qui a recueilli 365 procurations d’actionnaires représentant 32 millions d’actions entend utiliser ces deux évaluations pour déposer un plan d’affaires et financer une relance.

Usine de Technologies Orbite

Usine de Technologies Orbite

Photo : Radio-Canada / Claude Côté

Ils souhaitent être partie prenante du dossier avec ou sans repreneur, indique le porte-parole du groupe, Lorenzo D’Alesio. On ne lâche pas prise. On l’a indiqué publiquement et à la cour. On va de l’avant avec nos plans. S’ils réussissent, on va être là. S’ils ne réussissent pas, on va être là aussi. On va jumeler nos efforts. Ce qu’ils font, on le fait aussi.

Une des craintes du groupe d’actionnaires, c’est qu’Advanced Energy Minerals utilise la licence sans droit exclusif qui lui a été accordée pour s’approprier la technologie d’Orbite sans nécessairement relancer l’usine de Cap-Chat.

Advanced Energy Minerals est une filiale de l’entreprise privée australienne Gulf Minerals, spécialisée dans la production d’alumine de haute pureté. Gulf Minerals possède des installations en Chine, en Malaisie, à Singapour et en Australie.

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