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La « Cour suprême » de Facebook opérationnelle dans quelques mois

Le logo de Facebook sur un écran, agrandi par une loupe.

Le comité de surveillance, composé de 40 personnes, se concentrera d'abord sur les litiges liés à du contenu supprimé, selon Facebook.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le géant technologique a indiqué mardi que sa « Cour suprême », un comité de surveillance qui aura le dernier mot dans les litiges concernant la suppression de contenus problématiques, serait dirigée par un Britannique activiste des droits de la personne.

Le réseau social a assuré, dans un billet de blogue, que ce comité serait indépendant et dirigé par Thomas Hughes, ancien directeur général d'Article 19, une organisation de défense des libertés.

Les statuts du comité, publiés mardi, donnent au public un délai de 15 jours pour lui communiquer une réclamation concernant les publications supprimées de Facebook ou Instagram, à condition d'avoir épuisé tous les autres appels.

La décision du comité interviendra dans les 90 jours, et Facebook devra agir en conséquence.

Compte tenu du nombre important de décisions prises par Facebook, ainsi que du temps nécessaire pour étudier chaque cas, nous attendons du comité qu'il choisisse les litiges qui sont les plus susceptibles de guider Facebook dans ses futures décisions et politiques, a commenté le réseau social californien.

Le comité se concentrera initialement sur les cas liés à du contenu supprimé, puis élargira son action aux plaintes qui concernent les publications controversées autorisées à rester sur la plateforme, selon Facebook.

Le comité comptera jusqu'à 40 personnes chargées d'examiner les appels dans un panel dirigé par trois personnes.

Facebook avait publié en septembre sa charte pour ce comité de surveillance.

Rétablir la confiance des internautes et des autorités

L'idée d'un conseil de surveillance, sorte de Cour suprême composée de personnalités indépendantes, avait été évoquée par le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, en avril 2018, et devait initialement être mise en place fin 2019.

Facebook multiplie les gestes pour restaurer la confiance des autorités et de ses utilisateurs et utilisatrices après une série de scandales liés à des contenus haineux ou des campagnes de désinformation.

Le réseau social, utilisé par plus de deux milliards de personnes dans le monde, cherche à empêcher la publication et le partage de contenus considérés comme inappropriés selon sa propre charte, tout en prenant garde de respecter la liberté d'expression.

Il a ainsi récemment confirmé que les publicités politiques, même mensongères, ne seraient pas censurées, s'attirant une nouvelle salve de condamnations en pleine campagne présidentielle américaine.

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