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Enquête sur le meurtre-suicide d'un vétéran : les policiers sur place témoignent

Au deuxième jour de l'enquête sur Lionel Desmond, les officiers arrivés sur les lieux de la tuerie témoignent.

Une ancienne photo prise sur Facebook montre Shanna et Lionel Desmond avec leur fille Aaliyah lorsqu'elle était encore un bébé

Une ancienne photo prise sur Facebook montre Shanna et Lionel Desmond avec leur fille Aaliyah lorsqu'elle était encore un bébé.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Lorsque l'appel au 911 a été reçu, les officiers pensaient qu'ils répondaient à un suicide en cours. C’est seulement en s'approchant de la maison, dans la campagne de Nouvelle-Écosse, où un ancien soldat s'est tué avec sa famille, qu’ils ont compris qu'ils pourraient trouver jusqu'à quatre corps, a dit mardi un commandant de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Le sergent Addie MacCallum a déclaré lors de l'enquête sur la mort de Lionel Desmond, de sa femme Shanna, de sa fille de 10 ans Aaliyah et de sa mère Brenda, qu'ils avaient déjà été dans la maison d'Upper Big Tracadie, en Nouvelle-Écosse.

Le sergent MacCallum a décrit Lionel Desmond comme un chasseur passionné, un homme qui a vu le combat et comme un homme qui s'est éloigné de sa femme en 2015 alors qu'il cherchait de l'aide pour un stress post-traumatique sévère (SSPT).

Toutes ces choses étaient en jeu dans son esprit lorsqu'il a répondu à l'appel au 911, le 3 janvier 2017, a-t-il relaté lors de l'enquête publique.

Il a dit que ces facteurs créaient un risque énorme pour quiconque se trouvant dans cette maison s'il y avait des armes à feu en jeu.

M. MacCallum est le premier de plusieurs membres de la police présents sur les lieux à témoigner mardi.

Témoignage de l'avocat représentant les médecins

L'avocat Stewart Hayne, qui représente des médecins qui ont tenté d'aider Lionel Desmond, a déclaré que les preuves montreront que l'ancien soldat de 33 ans a d'abord rencontré le Dr Justin Clark, qui a déterminé qu'il n'était pas en détresse et n'avait aucune pensée suicidaire ou meurtrière.

Me Hayne, dans sa déclaration d'ouverture à l'enquête, a affirmé que Lionel Desmond a rencontré plus tard un psychiatre, le Dr Faisal Rahman, qui a noté qu'il était agréable, disponible, respectueux et un père fier.

Lionel Desmond assis, en uniforme et avec son arme.

Lionel Desmond.

Photo : Radio-Canada

L'avocat a affirmé que M. Rahman dira à l'enquête que Lionel Desmond a confirmé qu'il avait eu une altercation avec sa femme plus tôt dans la soirée, et qu'il avait demandé à M. Rahman s'il pouvait passer la nuit à l'hôpital pour réfléchir et se remettre les idées en place.

Lionel Desmond a déclaré au médecin qu'il avait donné un coup de poing sur une table pendant la dispute, et qu'il craignait de faire peur à sa fille de 10 ans, Aaliyah, a indiqué Me Hayne.

L'avocat a affirmé que M. Rahman, le chef du service de psychiatrie de la zone est de l'autorité de santé provinciale, témoignera que Lionel Desmond n'était pas agité et que ses réactions étaient appropriées.

M. Rahman a indiqué à l'ancien combattant qu'il pouvait passer la nuit dans la salle d'observation d'urgence de l'hôpital. Il a aussi dit que Lionel Desmond avait été libéré le lendemain après que M. Rahman eut déterminé que l'ancien fantassin faisait preuve de cohérence et de logique.

Le médecin légiste en chef de la province a dit lundi qu'il avait demandé une enquête après que son enquête eût révélé qu'il y avait des "défaillances systémiques" qui devaient être améliorées pour prévenir d'autres décès dus à la violence domestique et pour soutenir les vétérans revenant de la guerre.

Les propos des médecins à l'enquête seront importants étant donné que certains amis et proches de Lionel Desmond déplorent qu'il ait pu sortir de l'hôpital peu avant la tuerie.

Desmond avait été diagnostiqué comme souffrant du SSPT peu après son retour d'une mission de huit mois en Afghanistan en 2007. Il a reçu un traitement pendant qu'il était dans les Forces canadiennes à Montréal et au Nouveau-Brunswick, et a demandé de l'aide en Nouvelle-Écosse en tant qu'ancien combattant.

Deux jours avant que l'ancien soldat Lionel Desmond utilise un fusil pour tuer trois membres de sa famille avant de s'enlever la vie, sa femme Shanna lui avait dit de quitter le domicile familial en Nouvelle-Écosse après une vive dispute, selon ce qui a été dit lundi à l'enquête sur la tragédie.

Au cours de la première journée complète d'audiences, il a été dit que Lionel Desmond, un vétéran de l'Afghanistan ayant reçu un diagnostic de syndrome post-traumatique, avait suivi les conseils de sa femme et s'était présenté aux urgences de l'hôpital régional St. Martha's à Antigonish, en Nouvelle-Écosse, le 1er janvier 2017, deux jours avant le drame.

Le drame du 3 janvier 2017

Le 3 janvier 2017, Lionel Desmond a acheté un fusil et a tiré sur sa femme, sa fille et sa mère Brenda, âgée de 52 ans, avant de retourner l'arme contre lui dans leur maison en secteur rural à Upper Big Tracadie.

Brenda Desmond, mère de Lionel Desmond, travaillait dans l'industrie de la construction.

Brenda Desmond, mère de Lionel Desmond, travaillait dans l'industrie de la construction.

Photo : Brenda Desmond/Facebook

Le caporal à la retraite avait reçu un diagnostic de syndrome post-traumatique après deux séjours particulièrement violents en Afghanistan en 2007.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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