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  • Vie et mort de l’Alliance canadienne

    L'Alliance canadienne a existé de l'hiver 2000 à l'automne 2003.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Il y a 20 ans, un nouveau parti politique fédéral prenait vie au Canada : l’Alliance canadienne. Son objectif : réunir sous une même bannière toute la droite politique à travers le pays.

    L’Alliance canadienne naît d’un mouvement de conservateurs déçus et de la volonté du Parti réformiste du Canada de rejoindre le plus de Canadiens.

    « Le Parti réformiste pourrait bien en être à la fin de sa courte existence », annonce la présentatrice Michèle Viroly au Téléjournal du 21 février 1999.

    Au congrès du mouvement Alternative unie, les militants se disent prêts à fonder un nouveau parti. Preston Manning, chef du Parti réformiste du Canada, aspire à le diriger.

    Dans ce dessein, il compte saborder son parti, qui forme alors l’opposition officielle à Ottawa.

    Les Québécois fédéralistes et les conservateurs de Joe Clark sont aussi invités à se joindre à cette nouvelle formation politique qui souhaite unir la droite d’un océan à l’autre.

    Pour attirer davantage d’électeurs, la base du parti réformiste devra toutefois d’abord être « élargie, rafraîchie et renouvelée », mentionne la journaliste Josée Thibeault.

    Du Reform Party à l’Alliance canadienne

    Bulletin de nouvelles du 29 janvier 2000

    Le 29 janvier 2000, le nouveau parti prend officiellement forme sous le nom d’Alliance réformiste conservatrice canadienne ou, plus simplement, Alliance canadienne.

    « Think big », disent les grosses lettres derrière Preston Manning sur la scène du congrès de formation à Ottawa auquel assiste la journaliste Christine St-Pierre.

    Une vision qui ne plaît pas à certains militants réformistes, qui se sentent trahis par le tournant pancanadien de leur parti qui a pris racine dans l’ouest du pays.

    La nouvelle appellation du parti fait aussi réagir le député du Parti progressiste-conservateur Peter Mackay, qui la juge malhonnête intellectuellement.

    Téléjournal, 25 mars 2000

    Comme le montre ce reportage de Denis-Martin Chabot au Téléjournal, le sabordage du Parti réformiste a lieu le 25 mars 2000.

    92 % des réformistes rassemblés à Calgary acceptent de voir disparaître leur parti pour faire place à une nouvelle formation politique.

    C’est un pari gagné et même une victoire personnelle pour Preston Manning.

    Il devra cependant affronter quatre adversaires à la première course à la direction de l’Alliance canadienne.

    Le 8 juillet 2000, c’est l’ancien ministre des Finances de l’Alberta Stockwell Day qui est choisi comme chef de la nouvelle formation politique, et non Preston Manning.

    De Stockwell Day à Stephen Harper

    La lune de miel entre Stockwell Day et l’Alliance canadienne sera toutefois de courte durée.

    Lors de la campagne électorale fédérale de 2000, le nouveau chef enchaîne les erreurs politiques, puis se met à dos treize députés de la jeune formation politique.

    Il sera contraint de démissionner, enclenchant une seconde course à la direction moins de deux ans après la fondation de l’Alliance canadienne.

    Le Téléjournal/Le Point, 20 mars 2002

    Malgré la forte dissension au sein de son parti, Stockwell Day se présente dans la course à sa propre succession.

    La longue campagne à la direction de l’Alliance canadienne aboutit le 20 mars 2002 à Calgary.

    Sur place, la journaliste Geneviève Asselin en dévoile les résultats à l’animateur Stéphan Bureau dans le cadre du Téléjournal.

    Dès le premier tour, Stephen Harper l’emporte avec 55 % des votes. Il devient chef de l’Alliance canadienne et de l’opposition officielle à Ottawa.

    Son principal défi : réunifier sa formation politique puis aller chercher d’autres appuis conservateurs pour gagner les prochaines élections fédérales.

    Dans son discours de victoire, Stephen Harper mentionne que c’est avec la population qu’il veut avoir une discussion, et non avec les autres partis à la Chambre des communes.

    Pourtant, des pourparlers auront bien lieu avec le Parti progressiste-conservateur et son nouveau chef Peter Mackay.

    À l’automne 2003, le Parti progressiste-conservateur (PC) et l'Alliance canadienne fusionnent pour former le Parti conservateur du Canada (PCC).

    C’est la fin de l’Alliance canadienne, mais pas de son chef Stephen Harper qui prendra la tête du PCC le 20 mars 2004.

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