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Femme poignardée à Lévis : son ex-conjoint plaide coupable de meurtre

L'immeuble où le corps de la femme de 30 ans a été retrouvé

Le corps de la femme de 30 ans a été retrouvé dans cet immeuble.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Tremblay

Marie-Pier Mercier

Un homme de Lévis qui a poignardé sa conjointe par excès de colère en 2017 a plaidé coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré, mardi, « pour éviter les désagréments d’un procès à la famille ».

Pierre Gagné Boily, 36 ans, a lu pendant plusieurs minutes une lettre d’excuses aux membres de la famille de Marie-Lisa Desbiens, décédée à l'âge de 30 ans.

« J’assume l’entière responsabilité de mes actes et je mérite la prison à vie », a-t-il affirmé.

Pierre Gagné Boily a aussi exprimé des remords. « La peine de mort serait plus facile pour moi, sachez que je regrette profondément mon geste », a-t-il déclaré.

La plupart des membres de la famille ont quitté la salle de cour en sanglots. Le père de la victime a été l'un des seuls à rester.

« Je t’ai enlevé ce qui te restait de plus précieux. Je ne pensais jamais te faire souffrir de même. Ta vie ne sera plus jamais pareille à cause de moi », a dit Gagné Boily au père de la victime.

Ensemble depuis 13 ans

Marie-Lisa Desbiens et Pierre Gagné Boily étaient ensemble depuis 13 ans. Ils n’avaient pas d’enfant.

Peu de temps avant sa mort, la victime émet à son conjoint le souhait de se séparer, mais ils continuent de faire vie commune.

Elle décide de mettre définitivement fin à la relation le 25 août 2017 et avoue avoir eu une relation avec un autre homme. Cette journée-là, elle sera poignardée à l’aide d’un couteau de cuisine avec une lame de huit pouces. Son corps présente alors 17 plaies mortelles.

Pierre Gagné Boily confesse rapidement son crime à un policier. « Elle est morte, c’est certain », lui aurait-il dit.

Grande tristesse chez les proches

La tante de Marie-Lisa Desbiens s’est faite la porte-parole des membres de la famille pour exprimer leur douleur.

« La douleur qui habite notre coeur depuis cet événement nous a marqués au fer rouge », a-t-elle dit au tribunal.

« Nous vivons tous les jours depuis le décès de Marie, avec le sentiment horrible de n’avoir rien vu venir ou, pire encore, d’avoir fermé les yeux sur des comportements jaloux et possessifs qui n’auraient jamais dû être tolérés. »

En effet, si certains membres de la famille avaient observé des signes de jalousie, il n’y avait aucun indice de violence entre Marie-Lisa Desbiens et son meurtrier.

La peine proposée

Pierre Gagné Boily n’avait aucun antécédent judiciaire. Selon son avocat, il a un « comportement irréprochable » depuis sa détention et entamé un travail sur lui-même.

La Couronne et la défense ont donc proposé de façon commune de condamner l’accusé à la prison à vie sans la possibilité de libération conditionnelle avant 12 ans.

Le juge rendra son jugement le 21 février.

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