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La Ville de Montréal décidera du tracé des voies réservées

Un cycliste suit de près un autobus sur une chaussée enneigée.

La Ville de Montréal déterminera désormais le tracé des voies réservées au transport collectif dans les artères de la métropole.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada

À Montréal, le conseil municipal a repris aux arrondissements le pouvoir de déterminer le tracé des voies de circulation réservées sur les grands axes routiers afin d'« éviter les discontinuités » dans le transport collectif.

Par un vote de 35 voix contre 21, lundi soir, les élus ont modifié le Règlement sur la délégation, aux conseils d'arrondissements, de certains pouvoirs relatifs au réseau de voirie artérielle.

C'est donc à l'Hôtel de Ville que le tracé des prochaines voies réservées d'autobus sur les grands axes routiers sera décidé à l'avenir. La ville centre ne demandera plus l'autorisation aux arrondissements de faire passer une voie réservée sur leur territoire.

En planifiant de manière plus globale les voies réservées, l'administration montréalaise entend diminuer la dépendance à l'automobile solo et inciter les automobilistes à opter pour le transport actif ou collectif.

Afin d'éviter la congestion dans le réseau et par souci d'efficacité, les voies réservées doivent être continues et, dans la mesure du possible, uniformes le long d'un même axe, dit l'administration de la mairesse Valérie Plante.

Le fait de laisser aux arrondissements le pouvoir de s'opposer à une voie réservée aurait pu entraîner certaines discontinuités, selon l'administration municipale.

Plus de bus rapides

Pour instaurer une voie réservée, la Ville et la Société de transport de Montréal (STM) bénéficient du soutien financier du ministère des Transports du Québec (MTQ).

La STM prévoit l'aménagement d'une vingtaine de nouveaux axes, selon un appel d'intérêt lancé l'été dernier.

Ces nouvelles voies réservées seront aménagées dans des secteurs actuellement mal desservis, affirme Éric Alan Caldwell, responsable de l'urbanisme, du transport et de l'Office de consultation publique de Montréal. Des annonces quant à l'emplacement de ces voies rapides sont à venir, assure-t-il.

[...] la Ville de Montréal et la STM devront travailler étroitement avec les arrondissements dans la planification et la mise en place des voies réservées, et ce, afin que celles-ci respectent les caractéristiques et les contraintes du milieu dans lequel elles sont implantées.

Extrait du procès-verbal de l'assemblée ordinaire du conseil municipal de la Ville de Montréal du 27 janvier 2020

En entrevue sur ICI Première, mardi, Éric Alan Caldwell a assuré que la Ville continuera à discuter de l'implantation des voies réservées avec les arrondissements, parce que ces derniers ont une bonne connaissance de leur territoire.

Mais la Ville n'attendra plus leur autorisation. La STM a de la misère souvent à défendre la cohérence d'un axe, parce qu'il y a des négociations avec plusieurs arrondissements, dit M. Caldwell, qui refuse de citer des exemples de voies réservées qui n'ont pas vu le jour en raison de différends avec un arrondissement.

Les catégories de véhicules permises sur les voies réservées des artères de la Ville sont les suivantes : autobus, taxis et véhicules de covoiturage. La Ville de Montréal dit que de 2008 à 2019, le réseau montréalais de voies réservées pour autobus est passé de 61 à plus de 263 kilomètres.

Mais pour convaincre les Montréalais de monter à bord de ces autobus rapides, il faudra en augmenter la fréquence et rendre le système plus performant et plus fiable, estime M. Caldwell, conseiller du district d'Hochelaga dans l'arrondissement Mercier—Hochelaga-Maisonneuve.

« Personne n'est contre les voies réservées »

Lionel Perez, chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, trouve préoccupant que l’administration Plante veuille imposer sa vision de façon unilatérale partout.

Personne n'est contre les voies réservées. C'est ''le comment''. Cette administration, elle ne veut pas débattre.

Lionel Perez, chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal

Lionel Perez affirme que l'ancienne procédure, par laquelle la STM venait faire des présentations aux arrondissements et parlait aux élus locaux, permettait aux parties de s'entendre.

M. Perez, qui est conseiller du district Darlington dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, reproche à Projet Montréal de vouloir tout centraliser. Pourtant par le passé, dit-il, ce parti avait toujours défendu bec et ongles les pouvoirs des arrondissements.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

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