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Cinq programmes de sports-arts-études en développement à Val-d’Or

Des élèves dans une piscine, avec une entraîneuse sur le bord de l'eau.

La polyvalente Le Carrefour a lancé une concentration en natation l'automne dernier.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Marc-André Landry

Cinq nouveaux programmes de sports-études et d’arts-études pourraient voir le jour cet automne à la polyvalente le Carrefour de Val-d’Or. La Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois (CSOB) a déposé des demandes en ce sens il y a quelques semaines et une réponse positive du Ministère de l’Éducation est attendue d’ici la fin février.

Les disciplines offertes seraient le soccer, la natation et le cyclisme en sport-études, ainsi que la danse et la musique en arts-études. Le Carrefour souhaite y inscrire 90 élèves, de première, deuxième et troisième secondaire.

La CSOB avait déposé des demandes similaires, il y a un an, mais avait essuyé un refus. Selon Éric Lunam, directeur au Carrefour, cette fois-ci devrait être la bonne. On était moins bien informés du processus pour déposer une demande et des exigences, explique-t-il. Pour certaines disciplines, nous n’avions pas eu l’autorisation de certaines fédérations, donc ça ne passait pas au Ministère. Mais cette année, les trois fédérations sportives ont déjà signé un protocole d’entente avec l’école. Les chances très bonnes que ça soit accepté.

15 heures par semaine

À défaut d’avoir des programmes sports-études ou arts-études reconnus cet hiver, la polyvalente Le Carrefour a lancé ses propres concentrations en soccer, natation et en musique, dans le cadre du Programme d’éducation intermédiaire. Tout comme dans les programmes reconnus, les élèves inscrits dans ces concentrations passent trois heures chaque matin à parfaire leur sport ou leur art, avant de se présenter à l’école pour suivre leur cours.

Le directeur de La Polyvalente le Carrefour Éric Lunam.

Le directeur de La Polyvalente le Carrefour Éric Lunam.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Pour les autorités scolaires, l’expérience se veut un grand succès, même si les étudiants ont le défi de réussir à l’école avec seulement 75% des heures de cours régulières.

On a beaucoup de garçons impliqués, précise Éric Lunam. Des élèves qui avaient un peu plus de difficulté à l’école, on les voit plus motivés d’y aller. Même si c’est de 7h30 à 10h30 le matin et que les élèves et leurs parents doivent se lever tôt, c’est unanime: ils veulent y aller. Ils sont prêts à se lever tôt et ils sont toujours enthousiastes de venir à l’école.

Impacts dans la piscine

Pour l’entraîneuse de natation Dany Delisle, l’expérience du nouveau programme se veut très positive. Les 13 jeunes qu’elle entraîne tous les matins ont vécu une progression fulgurante depuis le début de la saison.

Les résultats dans la piscine sont incroyables, explique-t-elle. On voit de grosses baisses de temps à chaque compétition. Comme entraîneuse, c’est fantastique comme programme. Ça nous donne du temps pour travailler avec eux de façon différente, tant dans l’eau qu’en gymnase ou en séances vidéo. Ça a aussi permis de souder un bel esprit d’équipe entre ces jeunes qui se côtoient autant dans leur sport que dans leur classe.

Portrait d'Émile Pouliot et Rose Landry dans la piscine.

Émile Pouliot et Rose Landry pratiquent la natation à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Ses jeunes nageurs abondent dans le même sens.

Cinq fois par semaine, c’est beaucoup au début, mais on s’habitue assez vite, raconte Émile Pouliot, un nageur de 2e secondaire. C’est le fun de combiner l’école avec un sport qu’on aime.

C’est motivant, renchérit Rose Landry, une élève de première secondaire. Quand tu arrives de la piscine, tu es prêt pour l’école. C’est certain qu’il faut être disciplinés pour bien réussir.

Au Conservatoire

Portrait d'Isabelle Trottier

Isabelle Trottier est directrice du Conservatoire de musique de Val-d’Or.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Au Conservatoire de musique de Val-d’Or, cette année de concentration arts-études se veut tout aussi positive pour les six élèves inscrits. La directrice Isabelle Trottier se réjouit que l’établissement puisse ainsi intégrer de la musique au programme du secondaire. Elle y voit aussi des résultats frappants chez les jeunes musiciens.

Les jeunes le vivent pleinement et très bien, souligne-t-elle. Le programme du Conservatoire est rigoureux et exigeant. Le soir, avec leur journée dans le corps, la pratique personnelle est souvent moins efficace. C’est un grand bénéfice d’avoir cette pratique intégrée aux heures de travail. On voit une énorme différence, chez les jeunes, aussi au niveau de leur confiance en soi et leur façon de se présenter en public. Ils sont fiers et ils sont à l’aise dans la salle de concert, parce qu’ils y sont tous les jours.

Motivation scolaire

Tant en natation qu’en musique, les intervenants sont convaincus que le programme a un bénéfice sur la réussite et la motivation des élèves.

On avait des craintes parce que ça veut dire une période de moins en classe par jour, rappelle Dany Delisle. Mais il y a aussi une motivation qui arrive en arrière. Le jeune sait que l’an prochain, s’il veut être dans son sport, il doit se botter le derrière pour réussir et ne pas se faire sortir du programme.

Isabelle Trottier ajoute que la pratique de la musique tôt le matin met la table à une journée scolaire plus productive. Les commentaires sont unanimes: c’est facile de se lever le matin et les jeunes ont hâte. Ils commencent leur journée par leur passion. C’est plus difficile de se lever pour un cours de français ou de maths, qui ne nous tente pas. Ils arrivent ensuite bien disposés pour la portion académique. Parce qu’ils sont arrivés, le cœur rempli d’une chose qu’ils aiment, le reste de la journée est bien efficace aussi. C’est vrai que c’est un programme intense, mais ils sont souvent mieux disposés à le faire.»

Déjà 12 programmes

En Abitibi-Témiscamingue, 12 programmes de sports-études sont déjà en place. En plus des cinq équipes de hockey de la structure des Forestiers, des sports-études sont en vigueur en volleyball, à l’école d’Iberville de Rouyn-Noranda, en basketball, en natation, en cyclisme et en patinage artistique à l’école La Forêt d’Amos, ainsi qu’en baseball et en golf au Tremplin de Malartic.

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Abitibi–Témiscamingue

Éducation