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Coronavirus : un conseil scolaire de l'Ontario s'inquiète de possibles préjugés

Deux femmes portent un masque chirurgical en marchant dans la rue à Toronto.

Le port du masque chirurgical est de plus en plus répandu à Toronto, même si plusieurs experts remettent en question son efficacité (archives).

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Un conseil scolaire de l'Ontario exhorte les parents à ne pas faire de suppositions sur le nouveau coronavirus qui pourraient attiser la xénophobie et le racisme contre la communauté chinoise.

Des responsables du conseil scolaire du district de la région de York ont publié lundi une lettre selon laquelle ils étaient conscients de l'inquiétude croissante que le virus suscitait dans les familles d'origine chinoise.

Une pétition en ligne circulant parmi les parents de la région située au nord de Toronto, qui compte une importante population chinoise, appelle les écoles à demander aux élèves dont les familles se sont récemment rendues en Chine de se mettre volontairement en quarantaine à la maison pendant 17 jours.

Les responsables ont écrit que de telles demandes risquent de causer des préjugés et du racisme, même lorsqu'elles sont faites au nom de la sécurité.

Des organisations communautaires ont applaudi l'initiative du conseil scolaire de la région de York. Plus d'une dizaine d'entre elles, dont le Chinese Canadian National Council, l'Ontario Council of Agencies Serving Immigrants et l'Urban Alliance on Race Relations, ont publié un communiqué conjoint mardi disant notamment que le racisme n'a pas sa place dans notre société ou dans nos salles de classe.

La directrice de la Chinese and Southeast Asian Legal Clinic, Amy Go, croit que le climat de peur fait remonter les souvenirs douloureux de la discrimination dont les Sino-Canadiens ont été victimes pendant la crise du SRAS en 2003.

Elle dit qu'elle avait alors représenté des clients qui faisaient face à des propriétaires cherchant à les expulser, des employeurs voulant réduire leurs salaires et des représentants des services de l'immigration portant des masques lorsqu'ils recevaient leur demandent d'asile.

Amy Go a témoigné de ces expériences lors d'une enquête ontarienne sur la pandémie du SRAS, mais selon elle les 1200 pages du rapport de la commission d'enquête n'ont pas pris en compte le rôle que le racisme contre la communauté chinoise a joué dans la crise.

[Le] gouvernement devrait commencer à se préparer à l'éclosion prévisible de racisme pendant cette crise [du nouveau coronavirus], affirme-t-elle. N'attendez pas que ça empire.

Il y a eu plus de 4500 cas de ce nouveau coronavirus en Chine ainsi qu'un cas confirmé et un autre présumé à Toronto, ce qui alimente les inquiétudes concernant la transmission interhumaine.

L'administratrice en chef de la santé publique du Canada a assuré lundi que le risque de propagation du nouveau coronavirus au pays demeurait minime, malgré la découverte d'un deuxième cas présumé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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