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Armes à feu : les maires de la région de Toronto demandent des mesures aux frontières

De g. à d : Patrick Brown, maire de Brampton, Mark Saunders, chef de la police de Toronto, et John Tory, maire de Toronto

De g. à d : Patrick Brown, maire de Brampton, Mark Saunders, chef de la police de Toronto, et John Tory, maire de Toronto

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Radio-Canada

Le maire de Toronto a accueilli les maires et les chefs de police de la grande région de Toronto mardi matin pour tenter de trouver des solutions au problème de la violence par armes à feu. Des présidents de régions et des représentants des gouvernements provincial et fédéral ont aussi participé à cette réunion.

J'ai demandé cette rencontre [...] car je pense que [la violence armée] est devenue un problème croissant régionalement; et peu importe l'ampleur du problème, la violence armée est inacceptable pour nous tous, quoi qu'il arrive, a expliqué John Tory en conférence de presse après la réunion; il a précisé que tous les participants sont engagés dans la lutte contre la violence par les armes à feu.

Il y a un vrai travail à faire à la frontière, a affirmé le maire. Il a dit qu'une présentation faite pendant la réunion montre qu'environ 80 % des armes à feu illégales saisies à Toronto viennent de l'étranger.

Les maires et les présidents de régions demandent donc au gouvernement fédéral d'investir davantage dans les services frontaliers.

Nous avons une demande claire et précise : que nos représentants de police locaux [...] organisent une rencontre avec les services frontaliers, car [...] il n’y a pas eu de discussions entre ces parties sur la façon dont les armes à feu traversent et arrivent dans nos villes, a ajouté John Tory.

John Tory, le maire de Toronto.

John Tory, le maire de Toronto

Photo : Radio-Canada

Le secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada, Joël Lightbound qui a aussi participé à la rencontre, a assuré que c'est aussi la volonté de son gouvernement libéral.

C’est difficile de prévenir l’entrée illégale des armes à feu au Canada, a-t-il dit, mais il faut s’assurer que les renseignements sont partagés; donc, pour ce qui est des officiers [des services frontaliers], c’est évident qu’on demandera une meilleure collaboration entre les services frontaliers et les forces policières locales.

Les maires et les présidents de régions appellent également le gouvernement fédéral à investir davantage dans la prévention et des programmes sociaux destinés aux jeunes à risque, à durcir les lois en matière de libération sous caution et à accroître l'utilisation des bracelets électroniques.

S'il n'en a pas été question mardi matin, John Tory a dit dans le passé qu'il souhaitait interdire les armes de poing à Toronto, affirmant que toute mesure qui permettrait de réduire la violence armée dans la Ville Reine devrait être étudiée sérieusement.

Le conseil municipal de Toronto a débattu de cette idée en juin dernier, mais une telle décision nécessite l'aval d'Ottawa et de la province, qui ne semblent pas vouloir appuyer une mesure de ce type.

Toronto a connu une hausse du nombre de crimes avec armes à feu au cours des cinq dernières années. Selon les données de la police, il y avait eu 177 fusillades en 2014, causant la mort de 27 personnes. En 2019, 492 fusillades ont été recensées et ont entraîné la mort de 44 personnes.

Avec les informations de CBC, et La Presse canadienne

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