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Le jeu libre sera possible cet été dans une cinquantaine de rues de Gatineau

Des enfants jouent au hockey dans la rue.

Des enfants jouent au hockey dans la rue.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Choi/CBC

Patricia Sauzede-Bilodeau

La Ville de Gatineau a donné son accord de principe pour le retour du jeu libre dans 50 rues pour une durée d'un an, à compter du mois de juillet.

Il s'agit d'un projet pilote lancé par la commission Gatineau, Ville en santé en janvier 2019.

L'idée avait toutefois été amenée à la Ville pour la première fois en février 2017 et avait reçu un bon soutien de la part de la population lors d'une consultation internet, a expliqué Renée Amyot, présidente de la commission Gatineau, Ville en santé.

On avait un très fort assentiment de la population de Gatineau pour un projet comme ça au-delà de 80 %, décrit la conseillère du district de Limbour lors du comité plénier de la Ville mardi matin.

A l'heure actuelle le code de la sécurité routière du Québec interdit le jeu libre dans la rue. En raison des nouveaux pouvoirs accordés par la loi sur l'autonomie municipale, les villes peuvent maintenant lancer de tels projets.

Ce sont les citoyens et les associations de quartiers qui pourront soumettre des propositions dès la fin février, pour un maximum de 50 rues et impasses.

En mars, la commission approuvera quatre blocs de rues, soit un quadrilatère où la signalisation sera adaptée en conséquence. Ces blocs seront répartis sur tout le territoire.

Une fois le tout approuvé en juin, l'installation de la signalisation devrait se faire entre la mi-juin et la mi-juillet, pour un projet pilote d'une durée d'un an.

Selon la commission, le coût total du projet, qui comprend entre autres la signalisation, devrait s'élever à 128 540 $

Dans les rues qui seront approuvées par la commission, il n'y aura pas d'artères, pas de boulevard. Les rues ne devront pas comprendre un circuit de transport en commun, est-il inscrit dans le plan de la commission.

Les secteurs choisis devront également avoir une limite de vitesse de 40 km/h, et ne pourront être situés devant un parc ou une école.

Bien répartir entre les quartiers

L'initiative a été saluée par tous les conseillers présents au comité plénier. Le conseiller du district du Carrefour-de-l'Hôpital, Gilles Carpentier a toutefois questionné la commission sur la répartition des 50 rues sur le territoire avec une méthode de premiers arrivés, premiers servis.

Je ne sais pas comment vous allez vous assurer d'une certaine équité, a-t-il questionné la commission.

Mme Amyot a toutefois assuré qu'il y aura une analyse afin que tous les quartiers aient leur part du gâteau.

M. Carpentier, tout comme d'autres conseillers, a aussi soulevé la question de la sécurité des jeunes et de la circulation des automobiles.

Il va falloir se dire que les rues qu'on veut qualifier, on va réduire la vitesse de 40(km/h) à 30 (km/h).

Gilles Carpentier, conseiller du district du Carrefour-de-l'Hôpital

Avec ce projet pilote, Gatineau devient ainsi la première grande ville au Québec à autoriser le jeu libre dans la rue. La Ville de Beloeil a approuvé un projet avec 53 rues ouvertes au jeu en 2016.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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