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Saint-Bruno dit non au projet de crématorium

Des élus assis à une table.

Le conseil municipal de Saint-Bruno-de-Montarville a rejeté le 27 janvier 2020 un projet de crématorium.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des centaines de résidents de Saint-Bruno-de-Montarville ont poussé un soupir de soulagement, lundi soir, après que le conseil municipal eut rejeté un controversé projet de crématorium. Le dossier pourrait cependant se retrouver devant les tribunaux.

Je crois que toute la salle a été choquée. C'était incroyable, affirme Anna-Marie Blyth, l'une des centaines de personnes qui avaient manifesté leur désaccord par rapport au projet, et ce, depuis plusieurs mois.

Des fournaises industrielles n'ont pas leur place dans une zone résidentielle. Ce n'est pas Provigo qui construit une boulangerie. C'est sérieux.

La foule a laissé éclater sa joie après le vote unanime des conseillers municipaux, mais les élus ont donné bien peu de détails à propos de leur décision, évoquant les risques que l'affaire se retrouve devant les tribunaux.

Cela est dû au fait que le projet respectait les règles de zonage, et que le comité de planification de la Ville avait recommandé l'approbation du dossier.

La Coopérative funéraire du Grand Montréal, qui gère déjà un salon funéraire et un crématorium à Longueuil, a menacé de poursuivre Saint-Bruno si elle n'obtenait pas son permis de construction.

Selon Mathieu Houle, le directeur des opérations de la coopérative, les deux crématoriums prévus seraient alimentés par du gaz naturel et dépasseraient les normes environnementales les plus strictes du pays.

Nous sommes évidemment déçus de cette décision. Nous croyons qu'il s'agit d'un bon projet, qui ne pose aucun risque pour les citoyens ou pour l'environnement, a-t-il déclaré après le vote de lundi soir.

Un projet en bordure de l'autoroute 30

Le projet, prévu sur la rue Parent, serait situé à environ 100 mètres de l'autoroute 30. Le site est zoné pour une utilisation commerciale, mais les résidents du voisinage ont commencé à exprimer des craintes, l'automne dernier, à propos des possibles impacts du crématorium sur la qualité de l'air.

Des opposants ont recueilli près de 2000 signatures à l'aide de deux pétitions.

Comme le mentionne la conseillère municipale Isabelle Bérubé, le conseil ne peut aller à l'encontre d'une telle opposition, bien que la coopérative funéraire avait le droit de construire sur le site désigné, en vertu du zonage.

Les gens étaient contre le projet. Alors, nous avons décidé de leur emboîter le pas et de voter avec eux, a-t-elle déclaré.

La Ville a commandé trois études portant sur les impacts éventuels de l'entreprise sur l'environnement, la santé publique, le prix des propriétés et la circulation automobile dans la zone.

Selon M. Houde, ces études prouvent que le projet de salon funéraire respecte les normes environnementales et n'aurait eu aucun impact significatif sur la valeur des maisons voisines et la circulation locale.

M. Houde dit souhaiter poursuivre le dialogue avec la Ville et ses résidents, mais ne ferme pas la porte à une poursuite.

Avec les informations de CBC News

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