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Manque de places en garderie : une pouponnière attend un feu vert de Québec

Des lits pour bébés.

La pouponnière Les minis rikikis est prête à accueillir des enfants de 0 à 24 mois, mais elle n'a pas encore reçu le feu vert de Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une garderie de Trois-Rivières attend depuis des mois le feu vert de Québec pour ouvrir une pouponnière de 46 places non subventionnées, un service pourtant très en demande.

La directrice générale des Minis rikikis attend une réponse du ministère de la Famille depuis le 31 octobre. Maria Lira ne comprend pas pourquoi le gouvernement tarde tant à lui répondre.

Le 31 octobre était la date limite que le ministère nous avait donnée. Cette date a été repoussée à plusieurs reprises. On nous a dit qu'on aurait une réponse avant les fêtes. Les fêtes sont arrivées, ils nous ont dit au mois de janvier. On a fait un suivi au mois de janvier, ils nous ont dit à la fin janvier. Nous sommes la dernière semaine de janvier et nous attendons encore la réponse, relate Maria Lira.

Affiche annonçant la pouponnière.

La pouponnière de Trois-Rivières souhaitait ouvrir ses portes l'automne dernier.

Photo : Radio-Canada

Par courriel, le ministère de la Famille s’est contenté de dire que tous les dossiers avaient été analysés cet automne, sans donner davantage de détails au sujet des Minis rikikis.

Le gouvernement du Québec estime que le taux de couverture de la demande de places en services de garde éducatifs à l’enfance se situe entre 90 % et 85 % à Trois-Rivières, ce qui signifie un déficit moyen.

Un besoin criant

La directrice générale des Minis rikikis, Maria Lira, affirme recevoir de nombreuses demandes.

Le visage de Marina Lirade.

La directrice générale de la garderie Les minis rikikis, Maria Lirade.

Photo : Radio-Canada

Nous avons des mamans qui pleurent au téléphone [et qui disent] : “Madame, je peux pas retourner travailler, je peux pas retourner aux études, je ne sais pas quoi faire avec mon bébé". C'est ça qui nous a poussés à ouvrir cette installation, c'est pour offrir le service aux parents, explique Maria Lira.

Anaïs Ledoux, une mère monoparentale dont les parents habitent à l’étranger, aurait bien besoin de ce service.

Une mère avec son enfant dans les bras

Anaïs Ledoux aimerait avoir une garderie pour sa fille.

Photo : Radio-Canada

Je me suis inscrite partout, parce que moi, je n'ai pas d'autre solution, dit-elle. Vivant seule, je dois travailler et non seulement pour mon processus d'immigration, mais aussi pour avoir des revenus pour subvenir à mes besoins et aux besoins de mes enfants surtout.

Sans garderie, les recherches pour trouver un emploi sont compliquées.

Il y a beaucoup d'emplois à pourvoir, mais si on ne met pas en place des structures ou des modes de garde permettant aux mamans ou aux papas, peu importe, qui les gardent, de reprendre une activité, ça ne va pas bien faire fonctionner l'économie du pays, constate-t-elle.

Selon Maria Lira, 200 enfants de 0 à 24 mois seraient en attente d’une place dans une pouponnière à Trois-Rivières.

D'après le reportage de Pascale Langlois

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