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Une météo « décourageante » et « coûteuse » pour les organisateurs d'activités hivernales

Une pancarte signalant qu'une patinoire extérieure est fermée

La patinoire du lac Ramsey à Sudbury a dû être fermée en raison de la météo.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Les températures relativement douces des quelques derniers jours dans plusieurs régions du Nord-Est de l’Ontario n’ont pas fait que des heureux. Des activités hivernales s’en sont retrouvées paralysées et des patinoires extérieures ont dû être fermées, ce qui pourrait engendrer des conséquences financières.

La saison de motoneige battait son plein dans la région de Sudbury la semaine dernière, mais trois jours successifs de températures frôlant 0 degré Celsius ont poussé les gérants des sentiers à limiter l’accès à certains d’entre eux.

Nous avons eu plusieurs signalements de fonte de glace sur les lacs et les cours d’eau, et de plusieurs endroits sur les sentiers où la neige devenait molle, explique le président du club de motoneige de Sudbury, Murray Baker.

S’il estime qu’il est trop tôt pour se prononcer sur le reste de la saison, M. Baker croit que les périodes de températures douces ne sont pas sans conséquence.

« Lorsqu’on doit aménager de nouveau les sentiers, on passe plus de temps à régler des problèmes plutôt que de les entretenir simplement. Et il y a des touristes originaires de l’extérieur de la ville qui arrêtent de venir. »

— Une citation de  Murray Baker, président du club de motoneige de Sudbury
Une patinoire sur un lac

La patinoire du lac Ramsey à Sudbury est fermée en cas de hausse de température et doit être réaménagée lorsque le mercure redescend.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

La semaine dernière, la Ville du Grand Sudbury a décidé de fermer - pour la deuxième fois cet hiver - toutes les patinoires extérieures de la municipalité en raison de la hausse de température.

La gestionnaire du service des parcs à la Ville du Grand Sudbury, Pam Cranston, dit remarquer de plus en plus cette tendance en janvier.

Ce n’est pas si mal lorsqu’on voit un ou deux jours de temps relativement doux avant que le temps ne se refroidisse encore. Mais lorsqu’on voit trois, quatre, cinq jours successifs de temps doux, la glace se détériore et il devient encore plus difficile pour les bénévoles et notre personnel de réaménager les patinoires, fait-elle savoir.

« C’est décourageant. Les activités hivernales procurent beaucoup de plaisir et les familles comptent faire ces activités notamment pendant leurs congés. Les bénévoles aussi sont tellement dédiés à leur travail, mais c’est certainement décourageant de devoir tout le temps réaménager les patinoires après des périodes de temps doux. »

— Une citation de  Pam Cranston, gestionnaire du service des parcs à la Ville du Grand Sudbury
Une cabane à pêche

Plusieurs pêcheurs installent des bûches en dessous de leurs cabanes à pêche sur le lac Whitewater pour éviter qu'elles ne sombrent subitement en cas de réchauffement de température.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

La patinoire du lac Ramsey ainsi que celle du centre Queen’s Athletic sont entretenues par du personnel de la Ville, tandis que toutes les autres sont entretenues par des bénévoles.

Mme Cranston indique que la Ville n’a pas encore fait le compte des dépenses encourues à cause du réaménagement répétitif des patinoires extérieures, mais note que l’eau employée dans le processus coûte certainement beaucoup.

En fin de semaine, la Ville de North Bay a, elle aussi, fermé ses patinoires extérieures jusqu’à nouvel ordre.

Par courriel, un porte-parole explique toutefois qu'il n'y a pas de dépenses significatives associées au réaménagement des patinoires.

Des précautions pour la pêche sur glace

Depuis plus de vingt ans, le Sudburois Jeffrey Savard pratique la pêche sur glace sur le lac Whitewater, dans le secteur Azilda.

Un homme qui porte une casquette noire

Jeffrey Savard est adepte de pêche sur glace.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Il dit remarquer que de plus en plus de pêcheurs prennent des précautions afin d’éviter que leurs cabanes ne s’enlisent lors des courtes périodes de réchauffement de température.

« On élève nos cabanes à pêche et on met des blocs autour. Des fois, quand il fait doux et qu’il fait encore froid par la suite, la cabane reste prise dans la glace. Ça peut faire de gros dégâts et les propriétaires des cabanes en sont responsables. Ça devrait être une loi de mettre des bûches en dessous de sa cabane. »

— Une citation de  Jeffrey Savard, adepte de pêche sur glace

Il dit ne pas s’inquiéter pas outre mesure des températures des derniers jours.

Des cabanes à pêche

Plusieurs dizaines de cabanes à pêche sont installées sur le lac Whitewater.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Cette région, ce lac-ci, je le connais bien. Il y a peut-être au-delà de trois pieds de glace. Ce n’est pas creux. Les chances qu’on passe à travers sont nulles, conclut-il.

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