•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coronavirus : la santé publique régionale prête à réagir

Le directeur de la santé publique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Donald Aubin.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean se dit prêt à réagir au cas où le nouveau coronavirus, qui a tué 82 personnes en Chine, se déclarait chez nous. Deux cas ont été rapportés à Toronto.

Le CIUSSS se fait d’ailleurs rassurant et affirme que les hôpitaux régionaux sont fins prêts à recevoir toute personne pouvant avoir contracté le virus.

Le personnel régional en santé a reçu des rappels au sujet des méthodes d'intervention. Le triage dans les urgences et à la ligne téléphonique Info-Santé (8-1-1) a été modifié afin de mieux détecter les cas.

Le département de santé publique a notamment ajouté des questions concernant les voyages en Asie.

Les symptômes sont vraiment de la température, de la toux et une grande fatigue qui s'installe, explique le directeur de la santé publique régionale, Donald Aubin. Il assure que les personnes qui se présentent à l’urgence avec des symptômes seront prises en charge rapidement et pourront se soumettre à des tests. Des mesures d’isolement font aussi partie du protocole.

Départs retardés

Pour éviter les risques, l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a retardé le départ pour la Chine de cinq de ses professeurs. Ils partiront le 10 mars au lieu du 18 février.

Le gouvernement chinois a lui-même reporté le début des cours dans tous les établissements du pays.

Il y a des cours qui vont se donner quand même là-bas par des professeurs chinois. On parle de reports à l'heure actuelle. Maintenant, si on reporte pendant plusieurs mois, il y aura un impact sur la session, mais on se penchera sur la question à ce moment-là, commente la directrice des affaires publiques de l’UQAC, Marie-Karlynn Laflamme.

L’étudiante en gestion du tourisme à la Central China Normal University, Myriam-Cynthia Larouche, remarque que Wuhan, où le virus a été rapporté pour la première fois, revêt tous les attributs d’une ville fantôme.

Deux femmes portent un masque chirurgical en marchant dans la rue à Toronto.

Le port du masque chirurgical est de plus en plus répandu à Toronto, même si plusieurs experts remettent en question son efficacité.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

La ville est en quarantaine et Myriam-Cynthia Larouche reste donc enfermée la majeure partie du temps. Quand elle sort, elle doit porter un masque

Je suis confinée depuis quatre ou cinq jours, mais ça va bien là, je cherche à m'occuper. Je prends ma température  tous les jours. Là, présentement, la ville est très désertique tout le monde est caché comme on peut dire.

Myriam-Cynthia Larouche, étudiante en Chine

La Québécoise se trouve au cœur de mesures exceptionnelles parce que le coronavirus inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

La santé publique pointe que l’inquiétude relève du fait que le virus est nouveau.

On veut surtout être capables d'éviter la propagation donc dans les zones dans lesquelles il y en a actuellement, il y a des mesures exceptionnelles pour éviter la propagation. Nous, pendant ce temps-là, ça nous donne le temps de se préparer au cas où, mais actuellement le risque demeure faible, assure Donald Aubin.

Pour l’instant, il n’est pas question pour le Canada de rapatrier ses ressortissants qui se trouvent en Chine.

D'après le reportage de Mélissa Savoie-Soulières

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saguenay–Lac-St-Jean

Santé publique