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Coronavirus : trois personnes font l'objet d'une enquête au Québec

Un patient alité avec deux travailleurs de la santé qui portent des uniformes de protection.

L'impact du virus est particulièrement important en Chine, où plus de 80 personnes ont été tuées par la maladie.

Photo : Reuters / Hôpital de Wuhan via Weibo

Radio-Canada

Trois personnes font l'objet d'une enquête au Québec pour une possible contamination au coronavirus, mais il n'y a actuellement aucun cas présumé ou confirmé dans la province, soutient le ministère de la Santé.

L'annonce, présentée sous la forme d'un bref courriel, précise que les trois personnes visées par l'enquête ont été prises en charge par l'Agence de santé publique du Canada.

Un cas potentiel a par ailleurs été rejeté, puisqu'il n'y avait pas trace du nouveau coronavirus chez la personne en question, précise encore le ministère de la Santé.

Tous les autres signalements ont été rejetés, car ils ne répondaient pas à la définition du nouveau virus, ajoute-t-on.

Horacio Arruda, le directeur national de santé publique du Québec, a confirmé que les autorités attendaient les résultats du laboratoire de Winnipeg avant de dévoiler si les personnes visées sont infectées ou non par le coronavirus.

Si ces personnes ont reçu des consignes pour être en isolement, elles ne représentent pas une menace, a précisé M. Arruda, lors d'un passage à l'émission 24/60, sur les ondes de RDI.

L'important, c'est le dépistage, la prise en charge et surtout s'assurer que notre système de santé applique les mesures de prévention.

Horacio Arruda

Le directeur national de santé publique reconnaît qu'il est impossible d'empêcher des voyageurs potentiellement contaminés d'arriver de Chine ou d'ailleurs, mais que l'important, c'est que l'on ne fasse pas comme avant, où les cas ont été consultés, ou se sont trouvés dans la communauté, développent des symptômes, contaminent d'autres personnes, qu'ils aillent à l'hôpital, que des mesures ne soient pas prises, qu'ils attendent dans la salle d'urgence.

Nous sommes véritablement dans une situation qui est très différente que lorsqu'il y a eu le SRAS, à Toronto, assure le Dr Arruda, en évoquant des mesures de précaution beaucoup plus importantes, y compris en Chine, qui a placé plusieurs dizaines de millions de personnes en « isolement », a suspendu les transports collectifs et a bloqué les routes.

Deux cas en Ontario

L'ensemble des cas d'infection de ce virus se trouvent donc toujours en Ontario voisin, soit un cas confirmé et un autre présumé, lequel fait l'objet d'examens poussés. De plus, 19 autres personnes font l'objet d'une enquête.

Les deux cas, respectivement confirmé et présumé, sont les membres d'un couple ayant récemment voyagé à Wuhan, en Chine, qui est l'épicentre de cette épidémie.

Les personnes faisant l'objet d'une enquête de la part de Santé publique Ontario ont également séjourné dans cette métropole chinoise.

L'épidémie a pour l'instant tué plus de 100 personnes – toutes en Chine –, en plus d'en infecter plus de 2800 autres dans ce pays et ailleurs en Asie, ainsi qu'aux États-Unis et en France, sans oublier le Canada.

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