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Internet : une alliance pour que le Nord de l’Ontario obtienne sa « juste part »

Un fermier sur un iPad

Le Nord de l’Ontario a de la difficulté à concurrencer les régions métropolitaines quant aux vitesses de téléchargement sur Internet.

Photo : getty images/istockphoto / Zoran Zeremski

Zacharie Routhier

Le député libéral de Nickel Belt, Marc Serré, invite les fournisseurs de service Internet à s’allier à Blue Sky Net, un organisme visant à améliorer l’'accès à Internet dans le Nord de l’Ontario. L’objectif est de faciliter l’obtention de financement public dans une région où il est moins rentable de développer le réseau.

Les entreprises ont jusqu’au 24 février pour se joindre à Blue Sky Net, qui les aidera à présenter une demande aux différentes subventions fédérales et provinciales.

L’organisme navigue les demandes de financement afin d’appuyer le développement du réseau Internet haute vitesse dans la région depuis 2008.

La directrice générale Susan Church explique qu’il s’agit d’un processus sinueux et très compétitif.

Elle cite en exemple le programme fédéral Brancher pour innover, qui a distribué 500 millions de dollars pour le développement d’Internet dans les régions rurales canadiennes en 2017.

La somme cumulée des demandes de subventions s’est élevée à 4,4 milliards de dollars soit près de neuf fois la somme offerte.

Pour le député libéral de Nickel Belt, l’expertise de Blue Sky Net agit comme contrepoids aux grands fournisseurs d’Internet, qui ont les ressources nécessaires pour comprendre les nuances et les délais des différentes subventions.

Un homme qui sourit

Le député fédéral de Nickel Belt, Marc Serré, rappelle l’importance d’Internet pour le développement économique.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Le Nord est grandement désavantagé, selon lui.

Ils améliorent leur réseau dans les centres urbains, alors que les fonds ne sont pas distribués dans la ruralité, dit-il.

Il y a une occasion de mettre l’emphase ici dans les prochains mois afin de s’ssurer que nous avons notre juste part [de financement] dans le Nord de l’Ontario.

Marc Serré, député libéral fédéral de Nickel Belt

Internet est un vecteur nécessaire au développement économique pour garder les jeunes dans le Nord, pour l’immigration, dit-il. Il est grandement temps qu’on se mette ensemble et qu’on agisse.

Susan Church ajoute que les régions ont tout particulièrement besoin de financement public, car il est moins profitable pour les compagnies d’y développer leurs infrastructures.

Les fournisseurs d’Internet ne vont pas venir en région par pure bonté, explique-t-elle. C’est normal. On n’a simplement pas la densité de population nécessaire pour que les compagnies aient un bon retour sur leur investissement.

Manque à gagner

L’organisme Blue Sky Net demande depuis sept ans aux résidents du Nord de l’Ontario de compléter un test de vitesse Internet chez eux.

Il récupère ces données afin de brosser un tableau de l’accès au réseau dans l’ensemble de la région.

L’organisme travaille également avec les fournisseurs Internet locaux afin d’évaluer leur couverture.

Selon ses plus récentes évaluations, il est impossible d’obtenir une vitesse de téléchargement supérieure à 5 Mb/s sur près du tiers des parcelles de terrain du Nord de l’Ontario.

Une tour de transmission

Des tours de communication comme celle-ci permettent la transmission du signal internet.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

À titre de référence, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) vise une vitesse de téléchargement supérieure à 50 Mb/s sur l’ensemble de son territoire.

Nous voulons présenter ces données aux bonnes personnes au gouvernement fédéral et provincial afin qu’ils sachent précisément quel est l’état de l’accès à Internet dans le Nord de l’Ontario

Susan Church, directrice générale de Blue Sky Net

Le gouvernement fédéral collecte lui aussi des données sur la couverture Internet dans le Nord de l’Ontario, mais Mme Church juge leur démarche imprécise.

Ils utilisent la cartographie hexagonale, qui sépare le territoire en hexagones de 25 kilomètres carrés. C'’est compréhensible, ils travaillent avec un immense pays. Mais on pense qu’on peut les aider, croit-elle.

Le CRTC estime que 40,8 % des régions rurales canadiennes ont accès à une vitesse de téléchargement supérieure à 50 Mb/s.

Le pourcentage s'élève à 85,7 % si l'on considère l’ensemble du pays.

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