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Deux joueuses de Québec iront aux Mondiaux de spikeball

Des joueurs lors d'une partie de spikeball qui consiste à faire rebondir une ball sur un petit trampoline situé au centre des participants

Le spikeball gagne en popularité au Québec

Photo : Courtoisie/Pamela Mimeault

Deux athlètes de Québec seront des tout premiers Championnats mondiaux de spikeball. Adeptes de ce sport émergent depuis quelques années, Frédérique Crête et Pamela Mimeault ont remporté un tournoi canadien, à Toronto, dimanche, pour mettre la main sur leurs billets pour la Belgique.

Comme le sport se pratique à deux contre deux, trois duos féminins et cinq duos masculins représenteront le Canada aux Mondiaux, en septembre prochain, en Belgique. En remportant le premier de trois tournois de qualification nationaux, les deux coéquipières de Québec sont devenues les premières Canadiennes qualifiées.

C’était notre premier tournoi ensemble, Pamela et moi. On a décidé de faire équipe pour représenter le Canada, explique Frédérique Crête, qui forme un duo avec l’Américaine Jordi Vigna sur le circuit de la Spikeball Roundnet Association, aux États-Unis.

Frédérique Crête et Pamela Mimeault  lors d'un entraînement de spikeball

Frédérique Crête et Pamela Mimeault participeront aux Championnats mondiaux de Spikeball 2020

Photo : Courtoisie/Pamela Mimeault

De plus en plus populaire dans les parcs de la province durant l’été, la pratique du roundnet, communément appelé spikeball, n’exige qu’un peu d’espace, un ballon et un petit trampoline circulaire. Inventé dans les années 1980 dans l'indifférence générale, le sport a été redécouvert deux décennies plus tard pour finalement exploser en popularité avec la marque Spikeball dans les dernières années.

Visiblement, les Québécois ont la touche. Un autre duo de la région de Québec, Félix-Antoine Lemerise et Alexandre Bellemare, est en bonne posture pour accéder aux Mondiaux.

On est certainement la province la plus forte au Canada. L’an dernier chez les femmes, même en nous mesurant aux États-Unis, qui sont la puissance mondiale, on a eu de très bons résultats, relate Frédérique Crête, 28 ans.

Du rugby au roundnet

Originaire de Montréal, elle a évolué durant cinq saisons pour l’équipe de rugby des Carabins de l’Université de Montréal avant que son emploi ne l’amène à Québec.

Quand j’ai terminé ma carrière de rugby, il y a trois ans, je devais me trouver un autre sport et c’est là que j’ai découvert le roundnet. Ça va chercher des habiletés de plusieurs sports différents. Les joueurs de badminton, par exemple, vont être bons dans les déplacements. Les joueurs de volleyball, eux, vont avoir un avantage au niveau de la frappe.

Et le rugby dans tout cela? Il faut travailler fort dans les deux sports, mais sinon, ça ne se ressemble pas trop, lance-t-elle en riant. N’empêche, le roundnet étant un jeune sport, les bons athlètes peuvent vite s’élever dans l’élite mondiale.

Pamela Mimeault, elle, a commencé le roundnet il y a quatre ans avec son conjoint.

On avait vu du monde jouer sur la plage et quelques vidéos sur internet. On trouvait que ça avait l'air amusant. Graduellement, la pratique récréative a fait place à la compétition, mais la Saguenéenne d'origine n'a encore jamais participé à un tournoi international.

Les coéquipières estiment qu’elles jouent au spikeball au moins six heures par semaine. À l’extérieur durant l’été, en gymnase durant l’hiver.

La communauté du roundnet est vraiment le fun. Dans la région, il y a des ligues organisées par Roundnet Québec, deux fois par semaine à Québec et Lévis, et on loue des gymnases pour compléter notre entraînement, relate Frédérique Crête.

Un sport en évolution

Avec une autre coéquipière, Nancy Gougeon, l’an dernier, elle a pris le 2e rang des Nationaux américains, le tournoi le plus relevé au monde avant la création des Mondiaux.

On s’était rendu en voiture et la bourse nous a permis de rembourser notre voyage, raconte la résidente de Québec. Malgré les succès, elle est loin de gagner sa vie avec son sport.

Mais les commanditaires se font de plus en plus nombreux. En ce sens, les Mondiaux ne nuiront pas. On a hâte de voir le calibre. En dehors des États-Unis, chez les femmes, on ne sait pas encore ce que ça va être dans le reste du monde.

La deuxième ronde de qualification canadienne en vue des Mondiaux aura lieu au Juvénat Notre Dame, à Lévis, le 7 mars en marge d’un imposant tournoi opposant des équipes de quatre divisions.

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