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Éclipsée par le coronavirus, l'influenza est pourtant plus mortelle

Les virus de la grippe mutent sans arrêt pour échapper à nos défenses immunitaires.

Le vaccin contre la grippe saisonnière a généralement un taux d'efficacité de 50 à 60 %.

Photo : getty images/istockphoto / nopparit

Radio-Canada

La grippe saisonnière tue 3500 personnes chaque année au Canada, mais en ce moment les inquiétudes et toute l'attention des pouvoirs publics et de la population se focalisent sur le nouveau coronavirus.

Selon le dernier bilan hebdomadaire publié par l’Agence de la santé publique du Canada, 20 000 cas de grippe ont été détectés depuis le 1er novembre. Ils ont mené à 964 hospitalisations et 13 décès.

Malgré des vaccins largement disponibles au Canada, la grippe traditionnelle fait partie des 10 principales causes de décès au pays, selon Santé Canada.

Pourtant, la population et les autorités de santé publique sont davantage attentives à l'évolution de l’épidémie du nouveau coronavirus en ce moment, comme c’était le cas lors de la grippe pandémique du SRAS, en 2003.

La raison pour laquelle on parle moins de l’influenza, c’est que ça survient bon an mal an, ce n’est pas un nouveau virus.

La Dre Caroline Quach, professeure titulaire à l’Université de Montréal

Le SRAS avait tué un peu moins de 10 % des cas déclarés, tandis que l'influenza est fatale pour 4 à 7 % des patients hospitalisés plus de 24 heures, selon la docteure Caroline Quach, professeure titulaire à l’Université de Montréal et médecin responsable de la prévention des infections au CHU Sainte-Justine.

Il est toutefois difficile de comparer les taux de mortalité des différentes maladies virales tant qu'une épidémie est en cours, selon elle.

La Dre Quach ajoute que le coronavirus inquiète nettement plus par le fait qu’on est encore en phase de découverte et parce qu’on essaie d’éviter la transmission d’un virus à l’extérieur de son point d’origine.

Pas de vaccin contre le coronavirus

Alors que la grippe saisonnière est en théorie évitable grâce à un vaccin antiviral (efficace entre 50 et 60 %, selon la Dre Quach), on ne dispose d’aucune arme similaire pour lutter contre le coronavirus actuel. Une autre donnée inconnue autour de ce nouvel agent pathogène concerne sa propension à muter, ce qui lui conférerait une vitalité plus grande.

Gros plan sur le bras d'une personne qui se fait vacciner.

Le vaccin serait le bon choix pour prévenir la grippe.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Dans un cas comme dans l’autre, la prévention reste alors le maître mot.

Pour l’influenza, outre le vaccin, se laver les mains fréquemment, éternuer dans son coude et rester chez soi lorsqu’on est malade permettent de lutter contre sa propagation. Les autorités de santé publique font les mêmes recommandations pour le coronavirus.

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