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Le torchon brûle entre Valérie Plante et Sue Montgomery

Plan moyen de Valérie Plante et de Sue Montgomery, côte à côte.

Les relations s'enveniment entre la mairesse de Montréal et celle de l'arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

La mairesse de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, pense que la mairesse de Montréal, Valérie Plante, exige qu’elle congédie sa directrice de cabinet parce qu’elle pose trop de questions dérangeantes. La Ville soutient de son côté que Mme Montgomery a fait preuve « d'aveuglement volontaire ».

Les relations s’enveniment donc entre le cabinet de la mairesse Plante et celui de la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, et ce, depuis les conclusions d’un rapport du contrôleur général de la Ville sur le climat de travail dans l’arrondissement, qui a suivi des allégations de harcèlement de la part de deux employés de la Ville.

L’enquête avait conclu à des manquements importants. Pour remédier à la situation, le cabinet de la mairesse a donc demandé à Mme Montgomery de mettre en place les recommandations mises de l’avant par le bureau du contrôleur général.

Mme Montgomery a cependant refusé et a été exclue du caucus de Projet Montréal. Elle dénonce le manque de transparence du cabinet de la mairesse et rejette l’idée de congédier sa directrice de cabinet Annalisa Harris, une demande qui provient de Valérie Plante et non pas du contrôleur général, dit-elle.

On m’a demandé de congédier quelqu’un sans avoir vu de preuves. Je n’ai pas vu le rapport, la mairesse Valérie Plante ne l’a pas vu. […] Elle m’a dit qu’elle n’avait pas le droit [pour des questions de confidentialité], dénonce-t-elle.

Les recommandations du contrôleur général, c’est qu’Annalisa ne peut pas parler avec les fonctionnaires. […] Elle [Valérie Plante] m’a demandé de congédier mon chef de cabinet.

La mairesse de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery

Sue Montgomery refuse donc de remercier son assistante, par souci de justice, dit-elle.

Au moins on doit lui donner une chance de voir la preuve et de changer le comportement s’il y a quelque chose qui ne marche pas, lance-t-elle.

Elle affirme également qu’Annalisa Harris a toute sa confiance.

Elle est professionnelle, respectueuse. Elle est jeune, oui, mais elle a travaillé pour plusieurs ministères fédéraux. Elle a un dossier impeccable et j’ai confiance en elle, avance-t-elle.

Elle a commencé en juin. Elle amène une structure. Elle fait autrement. Les choses commençaient à bouger, poursuit-elle.

L’impression que j’ai, c’est que quelqu’un veut la faire taire parce qu’elle pose des questions qui dérangent.

La mairesse de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery

Mme Montgomery assure qu’elle ne veut pas avoir de conflit avec Valérie Plante.

Je suis la mairesse de l’arrondissement le plus populeux de Montréal. On a beaucoup de problèmes. Insalubrité, pauvreté. Il y a des dossiers que je veux faire avancer. Je veux me concentrer sur mon travail. Je ne veux pas me battre avec quelqu’un, note-t-elle.

Aveuglement volontaire, dit la Ville

De son côté, la Ville a diffusé un communiqué lundi pour clarifier les conclusions de l’enquête et commenter le refus de la mairesse d’arrondissement de se conformer à ses recommandations.

Dans une rencontre qui a eu lieu le 6 décembre dernier, la Ville dit qu’on a informé la mairesse d’arrondissement des conclusions de l’enquête.

Elle a été avisée que les enquêteuses avaient conclu à de l’aveuglement volontaire de sa part dans un des dossiers de harcèlement psychologique. De ce fait, elle devenait partie au dossier, ce qui exigeait une plus grande retenue dans la communication des informations. […] Il a également été expliqué à Mme Montgomery qu’en sa qualité d’employeur, elle avait l’obligation de prendre les moyens pour que cessent les comportements de harcèlement psychologique, écrit la Ville.

Le communiqué poursuit en expliquant que la mairesse a été rencontrée à nouveau pour revenir sur les conclusions de l’enquête et répondre à ses questions.

Il lui a été expliqué que les courriels constituant des éléments de l’enquête ne pouvaient être partagés de crainte de divulguer les noms des témoins. Des exemples de comportements inacceptables lui ont été donnés. Durant cette rencontre, elle a réaffirmé sa décision de maintenir en poste la personne mise en cause, indique-t-il.

Malgré les nombreuses rencontres et interventions visant à demander à Mme Montgomery de prendre action pour donner suite aux recommandations de l’enquête sur le climat de travail dans son arrondissement, de remplir ses obligations légales à titre d’employeur et son devoir en tant que membre du conseil, cette dernière a toujours refusé.

Communiqué de la Ville de Montréal

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