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Erin O'Toole se lance dans la course conservatrice

Le député conservateur Erin O'Toole à la Chambre des communes le 27 septembre 2018.

M. O’Toole était déjà considéré comme un candidat potentiel.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Isabelle Maltais

Le député de Durham, Erin O’Toole, lance officiellement lundi sa campagne à la course à la direction du Parti conservateur.

Déjà samedi, il avait fait connaître ses intentions dans une vidéo intitulée Allons-y et publiée sur les réseaux sociaux.

Dans une nouvelle vidéo réalisée pour le lancement officiel de la campagne, il expose lundi les raisons pour lesquelles il devrait être élu.

Qui va se battre pour les travailleurs qui voient leur dernière auto sortir de l’usine? Qui va se battre pour les employés du bois d’œuvre qui voient leurs jobs délocalisées? Se tenir debout pour ceux qui portent l’uniforme chez nous et à l’étranger?, demande-t-il d’entrée de jeu à la caméra alors qu’il se tient devant la colline du Parlement.

La vidéo se poursuit avec un plan montrant la statue de l’ancien premier ministre conservateur John A. Macdonald déboulonnée et emportée sur une remorque. Ce geste décidé par le conseil municipal de Victoria en 2018 avait créé une vive polémique. Il visait à condamner le rôle que M. Macdonald a joué dans la création des pensionnats autochtones et dans l’adoption de la Loi sur les Indiens.

Qui va défendre nos institutions et notre histoire, mises à mal par le politiquement correct et la gauche radicale? Le moment est critique pour le Canada. Notre pays a besoin d’un Parti conservateur fort.

Erin O'Toole

Erin O'Toole, candidat à la direction du Parti conservateur du Canada

Erin O'Toole s’attaque également au premier ministre libéral Justin Trudeau. Présentant une photo de lui en noir et blanc qui prend la pose avec les yeux doux, il affirme qu’il est grand temps que les Canadiens aient un gouvernement qui s’occupe de leurs affaires plutôt que des besoins des célébrités mondiales et des gens d’affaires corrompus.

M. O’Toole fait ainsi référence respectivement à Leonardo DiCaprio, qui a déjà condamné les activités pétrolières du Canada et à qui le premier ministre avait demandé de faire attention à ses propos, et à SNC-Lavalin. Des images de l’acteur américain et de la société canadienne apparaissent en effet à l’écran lors de cette déclaration.

Disant qu’il n’est pas un produit de la bulle d’Ottawa, M. O’Toole souligne qu’il a travaillé 10 ans dans le secteur privé et 12 ans dans les Forces armées. Il affirme également qu’il a l’intention de défendre les valeurs de liberté, de famille et d’égalité.

C’est la deuxième fois que le député du Grand Toronto tente de devenir chef des conservateurs. Lors de la précédente course, en 2017, il avait terminé troisième, derrière Andrew Scheer et Maxime Bernier.

L’homme est connu pour être un défenseur d’un certain conservatisme social. Il s’était engagé en 2017 à permettre les votes libres au sein du parti pour des questions de conscience.

Une course à plusieurs

L’ancien ministre Peter MacKay est considéré comme le candidat favori à ce stade-ci de la course.

La députée Marilyn Gladu de l’Ontario est aussi en lice. À 57 ans, elle en est à son deuxième mandat dans la circonscription de Sarnia-Lambton, dans le sud-ouest de l'Ontario.

Les hommes d’affaires de l’Alberta et de Toronto Rick Peterson et Bobby Singh ont aussi annoncé leur intention de se lancer, ainsi que le député fédéral Derek Sloan et l’ancien conseiller politique de Stephen Harper, Aron Seal.

Le nouveau chef conservateur sera connu le 27 juin.

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Toronto

Politique fédérale