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Enquête bâclée pour viol : une femme d’Halifax entame une poursuite

L'enseigne du quartier général du service policier d’Halifax au 1975, rue Gottingen.

Le quartier général du service policier d’Halifax.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

Radio-Canada

La résidente affirme que l’enquête a été mal menée et est truffée d’erreurs et d’irrégularités. Affirmant détenir des preuves accablantes, Carrie Low poursuit la police régionale d’Halifax.

La femme âgée de 42 ans soutient avoir été violée à l’extérieur d’un bar de Darmouth par deux hommes en mai 2018. Elle ne se rappelle que très peu de la soirée. Elle affirme que la drogue du viol a été versée dans sa consommation.

Après les événements, Carrie Low se serait rendue à l’hôpital général de Darmouth où une infirmière spécialisée dans les cas de viol l’a examinée et a fait des prélèvements.

Carrie Low a alors porté plainte à la police. Huit mois après les faits, l’enquête n'avait toujours pas avancé. La police régionale d’Halifax avait alors annoncé son intention de procéder à une enquête interne afin d’évaluer le travail des enquêteurs dans ce dossier. Mais depuis, aucun rapport n’a été publié et Carrie Low affirme ne jamais avoir été contactée.

Mme Low intente une poursuite afin d’obtenir des dommages et intérêts de la municipalité régionale d’Halifax, de la province et du gouvernement fédéral. Elle plaide que la police régionale d’Halifax et la GRC ont fait preuve de négligence, d’indifférence et de lui avoir intentionnellement infligé des souffrances mentales.

« Il m'a cru dès le premier jour »

Les avocats de la plaignante comptent sur le témoignage de l’officier alors chargé de l’enquête qui affirme avoir subi des pressions afin de fermer l’enquête. Cet officier a ensuite été retiré de l’équipe d’enquête sur les agressions sexuelles, une unité gérée par la police régionale et la GRC.

Carrie Low, malgré ses demandes, n’a jamais su pourquoi il avait été retiré de l’équipe. Ce n’est qu’un an et demi plus tard qu’elle dit avoir compris: Il m'a cru dès le premier jour, lui aurait-il dit. Il a fait de son mieux pour enquêter, même avec les superviseurs qui lui disaient de ne pas le faire. Il faisait tout ce qu'il pouvait pour moi et son propre département l'écrasait.

Après les événements, l’enquêteur en question aurait interrogé deux personnes d’intérêt dans ce dossier. Toutefois, les superviseurs de l’unité lui auraient dit de faire disparaître tout ça.

Choqué par les événements, il a cessé de travailler.

Il m'a dit que mon histoire était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, a déclaré Carrie Low.

Elle affirme aussi que l'officier lui a dit qu'il y avait trop de cas comme le mien où ils n’enquêtent pas correctement.

Carrie Low est déjà devant les tribunaux pour un autre dossier. Elle conteste la décision de la commission des plaintes du public contre les services de police de la Nouvelle-Écosse qui a statué qu’elle avait dépassé le délai de six mois pour porter plainte contre la police.

Avec les informations de CBC

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