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Coronavirus : un cas confirmé et un deuxième cas présumé au Canada

L'Ontario enquête sur 19 autres cas potentiels d'infection.

L'enseigne de l'urgence à l'extérieur de l'Hôpital Sunnybrook à Toronto.

Le premier cas confirmé de coronavirus au Canada est soigné à l'Hôpital Sunnybrook de Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Doug Ives

Radio-Canada

Le Laboratoire national de microbiologie du Canada confirme un premier cas de coronavirus au pays, celui d'un Ontarien ayant voyagé à Wuhan, en Chine. Son épouse aurait aussi contracté la maladie, d'après un test préliminaire.

Cette dernière a voyagé en Chine avec son mari et s'est tenue en isolement depuis son retour au Canada la semaine dernière, précise le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, le Dr David Williams.

Son époux avait appelé le 911 et avait été amené à l'Hôpital Sunnybrook de Toronto le 23 janvier dernier, après qu'il se fut senti mal. Le quinquagénaire était revenu le jour précédent au Canada à bord d'un vol de Wuhan, le foyer du virus, en Chine, en passant par Guangzhou.

Il est actuellement en isolement dans une chambre à pression négative, pour prévenir la transmission du virus.

Sa femme, pour sa part, est toujours à la maison et est « asymptomatique ». Son état ne requiert pas d'hospitalisation, selon le Dr Williams.

Compte tenu du fait qu'elle s'est tenue en isolement, le risque pour les Ontariens et Ontariennes est faible.

Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario
Le Dr David Williams en point de presse.

Le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Le Dr Williams indique aussi que le Bureau de santé publique de Toronto a été en contact régulier avec la patiente pendant sa période d'isolement.

Un test préliminaire effectué par le laboratoire de Santé publique Ontario a donné un résultat positif de coronavirus. Les autorités attendent maintenant la confirmation de ce résultat par le Laboratoire national à Winnipeg.

Le système fonctionne, les hôpitaux sont prêts, a assuré la ministre ontarienne de la Santé, Christine Elliott, en entrevue au réseau CP24.

19 autres cas visés par une enquête

Santé publique Ontario enquête sur 19 autres cas possibles d'infection chez des résidents de la province qui se sont rendus dans la région de Wuhan au cours des deux dernières semaines. La majorité de ces patients sont traités à l'hôpital pour différents symptômes, précise la Dre Barbara Yaffe, médecin hygiéniste adjointe à Toronto.

La province n'a pas précisé si certains de ces cas étaient des passagers du vol CZ311 de China Southern Airlines à bord duquel voyageaient l'homme infecté et sa femme.

La Dre Yaffe s'attend toutefois à ce que le coronavirus 2019-nCoV ne soit pas en cause dans la plupart des 19 cas à l'étude, sinon tous.

Les autorités ontariennes ont déjà écarté 15 autres cas qui étaient visés par une enquête, dit-elle.

La période d'incubation du coronavirus chinois peut aller de 10 à 14 jours, selon le Dr Williams.

Deux femmes portent un masque chirurgical en marchant dans la rue à Toronto.

Le port du masque chirurgical est de plus en plus répandu à Toronto, même si plusieurs experts remettent en question son efficacité.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, maintient que le risque pour les Canadiens de contracter la maladie demeure faible.

Le nouveau cas présumé est une transmission par un membre de la famille, après un contact étroit et continu. Les Canadiens ne devraient pas avoir peur de contracter le virus en marchant à l'aéroport, a-t-elle déclaré lors d'une conférence téléphonique lundi après-midi.

Elle précise que le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg effectue présentement des analyses de 25 échantillons envoyés par différentes provinces.

La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada.

La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

La Dre Tam ajoute que le Canada s'attend à ce qu'il y ait d'autres cas au pays, en raison de la circulation des voyageurs. L'objectif est de limiter la propagation du coronavirus, en appliquant diverses mesures.

Un plus grand nombre d'employés des services de santé publique appuieront les agents des services frontaliers.

Un comité, formé de représentants des provinces et territoires, coordonnera les actions prises pour lutter contre le nouveau virus et s'assurer qu'il y ait une cohérence dans l'ensemble du pays.

Des symptômes dans l'avion

Le premier cas de coronavirus est arrivé à l'aéroport Pearson de Toronto avec sa femme le 22 janvier.

Il avait des symptômes « faibles » à bord de l'avion, selon la Santé publique. Cela dit, les autorités ne le montrent pas du doigt. Après 16 heures de vol, il est difficile de savoir si on souffre de quelque chose ou seulement du fait qu'on a passé autant de temps dans l'avion, raconte la Dre Yaffe.

Le quinquagénaire et sa femme portaient un masque à bord de l'avion et le couple est rentré directement à la maison de l'aéroport Pearson en voiture avec une autre personne qui portait elle aussi un masque, ajoute le Dr Williams. Le couple n'a pas d'enfants à la maison.

Les autorités tentent néanmoins de retrouver les passagers qui se seraient approchés à moins de 2 mètres du couple. Les autres passagers du vol sont invités à contacter leur médecin seulement s'ils présentent des symptômes. Sinon, on veut qu'ils continuent à vaquer à leurs occupations, dit la médecin hygiéniste en chef de Toronto, la Dre Eileen de Villa.

Lorsqu'il a été admis à l'hôpital le lendemain de son retour au pays, le quinquagénaire avait de la fièvre et des symptômes respiratoires, ont ajouté les autorités. Il est présentement dans un état stable et est traité pour des problèmes respiratoires, précise le Dr Williams.

Se laver les mains

Le Dr Michael Gardam, spécialiste des maladies infectieuses à l'Hôpital Humber River à Toronto, ne s'inquiète pas de l'existence d'un deuxième cas présumé d'infection, car les membres du couple restaient entre eux.

Malheureusement, on se préparait à ça, dit-il. Rien n'indique pour l'instant que le virus se soit propagé ailleurs en Ontario ou au Canada.

La recommandation pour le public du Dr Gardam et des autres experts : se laver les mains régulièrement et tousser dans sa manche.

À Toronto, la Commission de transport (CTT), qui gère le réseau de transport en commun affirme qu'elle commencera à nettoyer et désinfecter les rampes et autres points de contact dans ses stations ainsi que les barres métalliques, les sangles et les boutons dans les autobus.

La CTT dit aussi suivre les conseils de la Santé publique tout comme l'agence provinciale Metrolinx et son service de train UP Express entre l'aéroport Pearson et le centre-ville de Toronto.

Les véhicules sont nettoyés en profondeur à la fin de chaque journée, mais compte tenu du fait que des milliers, voire des millions de personnes prennent le transport en commun chaque jour, c'est important que tout le monde suive les conseils de la Santé publique comme dans toute saison de la grippe, soit de se laver les mains régulièrement, de tousser dans sa manche et de rester à la maison si on est malade, affirme la porte-parole de Metrolinx Anne Marie Aikins.

Mme Aikins rappelle toutefois que le couple infecté n'est pas rentré à la maison en transport en commun de l'aéroport Pearson.

Pour sa part, le maire de Toronto, John Tory, indique que des documents d'information de la Ville sur le coronavirus seront traduits en mandarin et dans d'autres langues, en plus du français, pour s'assurer que la population est bien informée. La Santé publique a un plan robuste [d'intervention], assure-t-il.

Avec les informations de CBC News

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