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Les meilleurs escrimeurs canadiens en vitrine à Gatineau

Deux escrimeuses au duel.

La 2e étape de la Coupe Canada d'escrime avait lieu au complexe sportif Branchaud-Brière, à Gatineau, fin janvier semaine.

Photo : Radio-Canada

Le Complexe sportif Branchaud-Brière était l'hôte de la Coupe Canada à la fin janvier, une compétition nationale d'escrime. Plusieurs athlètes du club Masque de fer de Gatineau y ont compétitionné, au rythme de la symphonie créée par le choc de leurs armes.

C'est du haut niveau en ce moment. C'est les meilleurs athlètes canadiens qui sont présents, qui se battent pour faire les équipes nationales, donc c'est vraiment intense sur la piste et en dehors de la piste, a affirmé Olivier Tyteca, l'entraîneur-chef du club Masque de fer de Gatineau.

Parmi les représentants de la région, on y a retrouvé Pascal Heidecker, qui se démarque par le fait qu'il porte plusieurs chapeaux. Portant le masque lors du début de la compétition, il avait troqué son épée pour une cravate, dimanche, alors qu'il arbitrait dans d'autres catégories.

Pascal Heidecker en entrevue à Radio-Canada.

Pascal Heidecker est un véritable mordu d'escrime depuis l'âge de 8 ans.

Photo : Radio-Canada

Depuis que j'ai 8 ans que je fais de l'escrime, ça a toujours été une partie intégrante de ma vie. Le plus que je suis capable d'en faire, le plus heureux que je suis, que ce soit comme athlète, comme entraîneur ou comme arbitre, raconte le Gatinois.

« Je vois un petit peu ça comme redonner à ceux qui ont donné pour moi quand j'étais plus jeune. »

— Une citation de  Pascal Heidecker, athlète, entraîneur et arbitre, Masque de fer de Gatineau

Heidecker visait un podium à l'épée chez les séniors, mais son parcours s'est finalement arrêté en huitième de finale.

Si on compare au tennis, qui est un autre sport individuel, généralement le meilleur gagne. À l'escrime, tout peut arriver. C'est pas parce qu'on est favori qu'on va gagner nécessairement, explique-t-il.

C'est un peu comme une partie d'échec, mais en même temps, on fait un sprint : il faut réfléchir très vite et ça se passe dans des millièmes de seconde, rajoute M. Tyteca.

Un sport plutôt vocal

L'escrime et le tennis se rejoignent toutefois sur un point : il n'est pas rare d'entendre un participant évacuer sa frustration... ou démontrer clairement sa satisfaction. Ariane Poirier fait partie de ceux pour qui s'exprimer vocalement est essentiel afin de livrer une performance optimale.

Ariane Poirier en entrevue à Radio-Canada.

On peut souvent entendre Ariane Poirier pousser un cri de joie lorsqu'elle marque un point.

Photo : Radio-Canada

Souvent, c'est juste une façon de relâcher la pression. Avant ça, j'avais beaucoup un problème avec ma gestion des émotions pis j'ai trouvé qu'en m'exprimant fortement sur la piste, après ça c'est plus facile pour moi de revenir me concentrer, a mentionné l'athlète de 16 ans qui a obtenu son meilleur résultat à ce jour avec un top 8 à l'épée chez les juniors.

D'autres, comme Félix Rocan, préfèrent laisser leur arme parler pour eux.

Félix Rocan en entrevue à Radio-Canada.

Félix Rocan est plutôt du genre calme et serein lorsqu'il pratique l'escrime.

Photo : Radio-Canada

Je ne suis pas le genre de gars qui va crier à chaque point. Si c'est vraiment une partie importante pis je la gagne de justesse, peut-être un petit cri, mais sinon, pas du tout, rigole celui qui compétitionnait chez les moins de 15 ans du haut de ses 11 années de vie.

Qu'elle soit audible ou non, la passion de ces Gatinois pour leur sport, elle, ne fait aucun doute.

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