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Élection partielle : la bataille de Sainte-Croix

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Une boîte de scrutin, encore scellé, repose sur une table.

Une boîte de scrutin.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Radio-Canada

L’élection complémentaire à venir dans Sainte-Croix, au Nouveau-Brunswick, pourrait être lourde de conséquences, menace le premier ministre Blaine Higgs.

Dans un contexte de gouvernement progressiste-conservateur minoritaire, le premier ministre ne souhaite pas voir le Parti libéral ravir les deux sièges qui seront bientôt en jeu. Dans un tel scénario, les troupes de Blaine Higgs se retrouveraient avec 20 députés, et les libéraux avec 22 députés.

Dans une des élections partielles à être annoncée bientôt, les observateurs donnent le nouveau chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Kevin Vickers, favori pour l’emporter dans Baie-de-Shediac-Dieppe et faire son entrée à l’Assemblée législative.

Dans la circonscription de Sainte-Croix, vacante depuis le décès en septembre du ministre Greg Thompson, les forces en présence s’organisent donc et s’attendent à une chaude lutte.

Kathy Bockus devant une affiche du Parti progressiste-conservateur et un drapeau du Nouveau-Brunswick.

Kathy Bockus, candidate du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick dans Sainte-Croix, le 22 janvier 2020.

Photo : Radio-Canada

Candidate du Parti progressiste-conservateur, Kathy Bockus, croit en ces chances de succéder à Greg Thompson, dont elle a été l’adjointe pendant un an. Nous avons besoin que le gouvernement progressiste-conservateur continue de faire les changements entrepris, affirme-t-elle.

Elle soutient que son travail aux côtés de M. Thompson l’a bien préparé aux défis de députée. Je sais de quoi les gens ont besoin, déclare-t-elle, car ils sont venus me voir et nous les avons aidés.

Mme Bockus, une ancienne journaliste qui a travaillé pour le Telegraph-Journal et collaboré à la radio de CBC, compte faire de l’emploi l’un des thèmes centraux de sa campagne, dans une région durement touchée par la fermeture en 2019 de l’usine Flakeboard du groupe Arauco.

Karen Ludwig en janvier 2020.

Karen Ludwig, députée fédérale de Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest de 2015 à 2019.

Photo : Radio-Canada

Pour le Parti libéral, Karen Ludwig souhaite être la candidate dans Sainte-Croix. Députée libérale fédérale de Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest de 2015 à 2019, Mme Ludwig a perdu son siège aux mains de John Williamson, du Parti conservateur du Canada, à l’élection générale d’octobre dernier.

Je suis celle qui a le plus d'expérience en ce qui a trait au travail gouvernemental, mais aussi au sein de cette communauté, fait-elle valoir. J'ai travaillé avec le gouvernement provincial quand j'étais au fédéral, rappelle-t-elle. 

Mme Ludwig souligne l’importance d’oeuvrer de près avec les maires de la région, car elle dit bien comprendre les défis et la quantité de travail qui est exigée des élus municipaux pour obtenir de l’aide pour les communautés qu’ils représentent.

L'Alliance des gens souhaite brouiller les cartes

Rod Cumberland le 21 janvier 2020.

Rod Cumberland, candidat de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick dans Sainte-Croix.

Photo : Radio-Canada

L’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick entend brouiller les cartes dans Sainte-Croix. Même s’il habite les environs de Fredericton, le candidat allianciste Rod Cumberland s’est retrouvé dans l’actualité ces derniers mois. Tous les partis, sauf un, m’ont demandé d’être leur candidat dans Sainte-Croix, affirme-t-il. Beaucoup de membres de ces partis croient que je suis un candidat adéquat.

Le biologiste était enseignant au Collège des technologies forestières des Maritimes, qui l’a congédié en juin l’année dernière. Il intente une poursuite pour renvoi injustifié, arguant que l’établissement l’a licencié en raison de ses prises de position contre l’utilisation du glyphosate, un herbicide controversé.

Or, le collège soutient l’avoir mis à la porte pour avoir intimidé des étudiants, en plus de leur adresser des propos discriminatoires. Rod Cumberland nie ces allégations.

Les préoccupations des électeurs de la région sont très variées, selon ce que M. Cumberland a constaté jusqu’ici. Quelque chose se passe dans Sainte-Croix et il n'y a pas beaucoup de visites ou d'attention de la part du gouvernement, déplore-t-il.

L'une des préoccupations majeures avec [l’usine] Flakeboard était les coûts énergétiques. Il y a beaucoup d'entreprises, plus grosses, dans cette province qui ont des allégements fiscaux plutôt bons. Je ne sais pas pourquoi on ne peut pas avoir le même genre de choses dans Sainte-Croix, lance-t-il.

M. Cumberland affirme que d’élire un député allianciste dans Sainte-Croix permettra aux citoyens d’avoir à l’Assemblée législative quelqu’un qui vote pour leurs intérêts, et non pour suivre une ligne de parti. Ce ne sont pas tant les enjeux, mais plutôt comment vous menez les batailles, croit-il.

On ne connaît pas encore l’identité des candidats du Parti vert et du Nouveau Parti démocratique dans Sainte-Croix.

Le premier ministre Blaine Higgs devrait annoncer au début mars la date des élections partielles dans Sainte-Croix et Baie-de-Shediac-Dieppe.

D’après le reportage de Michel Corriveau

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