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La Ville de Trois-Rivières forcée de réembaucher un pompier absent deux jours sur trois

La caserne numéro 2 du service incendie de la Ville de Trois-Rivières.

La caserne numéro 2 du service incendie de la Ville de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Maude Montembeault

Même si son taux d’absentéisme a dépassé 67 % entre 2012 et 2016, un arbitre a conclu que la Ville de Trois-Rivières a eu tort de congédier un de ses pompiers.

Remercié le 5 juin 2017, le pompier comptant 14 ans de service considérait son congédiement illégal, abusif et déraisonnable. Un grief a été déposé deux semaines plus tard.

Durant ses périodes d’absence, le pompier a vécu différents problèmes de santé physique et mentale ainsi que des difficultés familiales. L’arbitre, Me Claude Martin, souligne qu’elles étaient attribuables à un état dépressif et une dépendance à l’alcool. Me Martin a cru en la réelle volonté du plaignant de reprendre sa vie personnelle et professionnelle en main puisqu’il a suivi une thérapie à la maison La Vigile de Québec.

L’arbitre est d’avis que le taux d’absentéisme est excessif dans cette affaire. Toutefois, la direction des ressources humaines s’est déchargée de son obligation d'accommoder le travailleur qui vivait des difficultés. La Ville n’a pas prouvé que le pompier ne pouvait reprendre ses obligations dans un avenir prévisible. C’est pourquoi Me Martin a ordonné à la Ville de réintégrer le pompier et de le compenser pour les pertes de salaires et d’avantages sociaux.

La Ville demandera-t-elle une révision ?

Un camion de pompier du service incendie de la Ville de Trois-Rivières.

Ce sont quelques centaines de milliers de dollars qui devront être versés au pompier.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Selon la convention collective, un pompier qui possède 14 ans d’expérience est au sommet de l’échelle salariale. Il gagne 37,40 $ l’heure, soit près de 80 000 dollars par année incluant les avantages sociaux et excluant le régime de retraite. Ce sont donc quelques centaines de milliers de dollars qui devront lui être versés. Les deux parties devront s’entendre sur le quantum plus tard dans les procédures.

La directrice des communications, Cynthia Simard, confirme que la Ville a été informée de cette décision cette semaine. Elle indique que la direction des services juridiques est en train de l’analyser. Elle a 30 jours pour demander un pourvoi en contrôle judiciaire. Une recommandation sera faite aux élus à l’intérieur de ce délai.

Le pompier concerné n’a pas répondu à notre demande d’entrevue. Impossible de savoir s’il compte intenter une poursuite civile.

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