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Une vidéo scientifique traduite en ojibwé pour promouvoir les sciences et la langue

Emma Bruyere à l'extérieur en hiver.

Emma Bruyere a prêté sa voix à la vidéo. Un travail dont elle est fière.

Photo : Fournie par Emma Bruyere

Radio-Canada

Une vidéo sur les sciences de l’environnement a été traduite en ojibwé afin de susciter l’intérêt des jeunes pour la science tout en contribuant à la revitalisation de la langue autochtone.

« La langue est un élément essentiel d’une culture et donc chaque occasion de promouvoir une langue locale est bien », explique la directrice adjointe de l’Institut international du développement durable pour la région des lacs expérimentaux, Pauline Gerrard.

La région des lacs expérimentaux est composée de 58 lacs qui se trouvent dans le nord-ouest de l’Ontario. Depuis 50 ans, des chercheurs y mènent des études afin de mieux comprendre les effets que l’activité humaine peut avoir sur les réserves d’eau douce.

La région est au coeur du Traité no 3. En raison de son emplacement, l’Institut international du développement durable a établi des relations avec les communautés autochtones de la région.

En 2017, l’Institut international du développement durable pour la région des lacs expérimentaux a produit une vidéo en français et en anglais sur le travail de l’organisation dans la recherche des effets de la contamination au mercure sur les écosystèmes d’eau douce.

C’est cette vidéo qui vient d’être traduite en ojibwé avec la participation de membres de la Première Nation Nigigoonsiminikaaning qui ont traduit la vidéo.

Nancy Jones assise à une table (à gauche) et Jason Jones assis devant un ordinateur (à droite).

Nancy et Jason Jones ont participé à la traduction de la vidéo.

Photo : Dilner Yunus

Celle qui a prêté sa voix à la narration du vidéo, Emma Bruyere, est une élève de 9e année de la Première Nation Couchiching. Elle a grandi en entendant parler ojibwé et se considère en apprentissage constant de la langue.

« J’ai regardé la vidéo en anglais plusieurs fois avant d’enregistrer la version en ojibwé parce que je voulais bien comprendre de quoi je parlais », mentionne-t-elle.

La jeune fille se réjouit de voir que des efforts sont faits pour préserver la langue ojibwée. D’ailleurs, elle veut elle aussi faire sa part pour la revitaliser en l’enseignant un jour à d’autres.

« Je veux travailler avec ce langage toute ma vie et aider les autres à l’apprendre pour ne pas qu’elle ne s’éteigne », dit-elle.

Avec les informations de Lenard Monkman

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