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Faible risque de propagation du coronavirus au Canada, selon les autorités

Le reportage de Sébastien St-François.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada
Mis à jour le 

Malgré le premier cas présumé du nouveau coronavirus au Canada, les autorités sanitaires fédérales se veulent rassurantes et estiment que le risque d'une propagation à grande échelle au pays est faible.

C’est ce qu’a indiqué dimanche matin la ministre de la Santé du Canada, Patty Hajdu, en conférence de presse, affirmant que les autorités de la santé sont prêtes à faire face aux autres cas qui pourraient se déclarer.

Nous travaillons très fort pour limiter la propagation du virus, a indiqué la ministre, ajoutant que les hôpitaux du pays ont des plans très efficaces pour prévenir et lutter contre les infections.

On a appris beaucoup depuis le SRAS, en 2003.

La ministre de la Santé du Canada, Patty Hajdu

On saura d’ici 24 heures si le patient hospitalisé à l'Hôpital Sunnybrook de Toronto a bel et bien contracté le virus, qui se répand en Chine. Le Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada à Winnipeg doit confirmer s’il est bien atteint par le microorganisme.

L'enseigne de l'urgence d'un hôpital.

Le patient est en isolement à l'Hôpital Sunnybrook de Toronto.

Photo : Radio-Canada

Des symptômes dans l'avion

Le patient infecté avait déjà des symptômes dans l’avion qui l’a mené au Canada, a affirmé la Dre Theresa Tam, qui est à la tête de l'Agence de la santé publique du Canada. Les autorités tentent de retracer les passagers qui l’auraient approché à moins de 2 mètres.

Le quinquagénaire est arrivé à Toronto le 22 janvier à bord du vol CZ311 de China Southern Airline en provenance de Wuhan. Il a été placé en isolement dans une chambre à pression négative pour prévenir la transmission du virus.

De retour de Chine, il a demandé à un membre de sa famille d'appeler le 911 parce qu’il se sentait mal. Le patient est entré à l'hôpital le 23 janvier, présentant de la fièvre et des symptômes respiratoires. Il est dans un état stable.

À son retour au pays, il n’aurait été en contact qu’avec quelques membres de sa famille, qui seront sous surveillance pendant deux semaines.

Mme Tam s’est voulue rassurante et a répété plusieurs fois que les autorités sont en alerte et que le système fonctionne. Un protocole a été suivi dès que le patient a rapporté ses symptômes, diminuant ainsi la possibilité de propagation du virus, a-t-elle noté.

Elle a souligné que toutes les autorités médicales au pays travaillent de concert et que les informations sont partagées entre elles très rapidement.

La Dre Tam insiste cependant sur le fait qu’il est très important que les voyageurs qui reviennent avec des symptômes apparentés au coronavirus se présentent sans délai aux autorités médicales. Des informations à cet effet sont d’ailleurs diffusées dans les aéroports de Toronto, Montréal et Vancouver.

État stable

Le patient est dans un état stable et il est suivi de près par le personnel médical, a précisé dimanche après-midi le directeur de la prévention des infections à l'Hôpital Sunnybrook, le Dr Jerome Leis.

Il n'y a pas de traitement spécifique contre ce virus, comme pour plusieurs virus respiratoires. C'est le traitement de soutien, donc si le patient a besoin d'oxygène ou de liquide, ça peut être offert.

Dr Jerome Leis, directeur de la prévention des infections, Hôpital Sunnybrook

Nous continuons de prendre les précautions nécessaires et de répéter les analyses, poursuit-il en assurant que les mesures demeureront en vigueur jusqu'à ce que les médecins sachent que le patient ne risque plus de propager le virus.

Le Dr Jerome Leis, directeur de la prévention des infections à l'Hôpital Sunnybrook de Toronto

Le Dr Jerome Leis, directeur de la prévention des infections à l'Hôpital Sunnybrook de Toronto

Photo : Radio-Canada

Nous comprenons qu'il y ait beaucoup de questions et d'inquiétude parmi la population, ajoute le Dr Leis.

Si quelqu'un a des questions ou est inquiet, explique-t-il, le premier réflexe ne devrait pas être d'aller aux urgences. La première chose à faire est de contacter le service de santé public local.

Évidemment, si quelqu'un est gravement malade, il faut aller aux urgences et préciser si on revient de voyage ou s'il y a un facteur de risque, pour que les précautions nécessaires soient prises.

Plus de 2700 personnes infectées en Chine

La situation est plus problématique en Chine. Plus de 2700 personnes ont été contaminées par le virus et 80 personnes en sont mortes, selon la Commission nationale de la santé chinoise.

Pékin a décrété la mise en quarantaine de Wuhan et des villes avoisinantes, empêchant ainsi 56 millions de personnes de se déplacer à l’extérieur de leur localité.

Les autorités chinoises ont aussi limité les activités du réseau d’autobus et ordonné des mesures nationales de dépistage dans les transports.

Le port obligatoire du masque commence également à être imposé dans de plus en plus de villes chinoises.

Le coronavirus est maintenant présent dans plusieurs autres pays d'Asie, en Australie, en France et aux États-Unis.

Avec les informations de Reuters

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