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Les parents s'organisent pour défendre leurs brigadiers scolaires

Une brigadière tient un panneau d'arrêt et un parapluie, tout sourire sous la neige.

La décision de l'administration Labeaume de couper 25 000 heures travaillées touche 250 brigadiers et brigadières.

Photo : Associated Press / Andy Matsko

Sébastien Tanguay

Des parents de Québec se mobilisent pour appuyer les brigadiers et les brigadières scolaires dans leur conflit contre la Ville. L’administration Labeaume a sabré 25 000  heures de leur travail, une décision qui contrevient à sa propre politique en matière de sécurité routière, dénoncent ces familles.

Ce sont des gens essentiels pour la sécurité de nos enfants et pour la vie de nos quartiers, maintient Audrey Santerre-Crête, dont l’enfant fréquente l’École des Berges.

La diminution des heures travaillées qui touche les 250 brigadiers de la région de Québec a déjà des répercussions, selon la jeune mère.

Pendant l’heure du dîner, il y a une période d’une demi-heure sans surveillance des brigadiers, déplore-t-elle. Pour les jeunes qui retournent à la maison pour aller chercher leurs chaussures d’éducation physique par exemple, ça représente un danger.

Elle dénonce également une mesure qui, selon elle, va à contresens de la stratégie routière élaborée par la Ville.

Les parents font circuler une pétition sur les réseaux sociaux.

Celle-ci dénonce une mauvaise décision de la Ville.

Elle rappelle que les brigadiers sont au cœur de nos quartiers et facilitent les moments de convivialité, de bon voisinage et d'interaction humaine.

La pétition demande à l’administration Labeaume de revenir sur la mesure.

Leur plan priorise la sécurité le long des trajets scolaires. Les brigadiers sont pourtant leurs principaux alliés dans leur souci de sécuriser les enfants.

Audrey Santerre-Crête, auteure de la pétition

Elle et un groupe de parents organisent, le 31 janvier prochain, un rassemblement en soutien aux brigadiers et aux brigadières touchés par la décision de la Ville.

Ce sont des économies de bout de chandelle. Ces gens ne gagnent pas des gros salaires : 25 000 heures de moins, ça représente peu dans le budget de Québec, mais ça crée un manque important dans nos quartiers et dans nos familles.

Le 31 janvier, apportez vos chocolats chauds au coin du boulevard Charest et de la rue Victoria, invite la mère. Nous voulons faire entendre aux brigadiers à quel point leur travail est apprécié et envoyer un message politique clair à l’administration.

Sur Facebook, 170 personnes ont manifesté leur intérêt pour l’événement.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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Québec

Relations de travail