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Un premier cas présumé du nouveau coronavirus détecté au Canada

Trois personnes devant des drapeaux dans une salle de presse.

Les autorités de santé ont annoncé samedi un premier cas présumé du coronavirus à Toronto.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Mis à jour le 

Les autorités de santé publique ont annoncé avoir identifié un cas présumé du nouveau coronavirus chinois (2019-nCoV) à Toronto. Il s'agirait du premier cas détecté sur le territoire canadien.

Le patient, un quinquagénaire qui est revenu de Wuhan, le foyer du virus, en Chine, est hospitalisé à l'Hôpital Sunnybrook de Toronto où il a été placé en isolement dans une chambre à pression négative pour prévenir la transmission.

Le laboratoire de Santé publique d'Ontario a confirmé que le cas était présumé positif, et les autorités en attendent la confirmation par le Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada à Winnipeg.

Le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, David Williams, a indiqué que l'homme a pris un vol depuis Wuhan pour arriver à Toronto le 22 janvier après avoir fait escale à Guangzhou, en Chine. Il se sentait mal, a demandé à un membre de sa famille d'appeler le 911. Les ambulanciers et le personnel hospitalier ont respecté toutes les mesures appropriées de prévention et de contrôle des infections, a-t-il rapporté.

Le patient est entré à l'hôpital le 23 janvier, présentant de la fièvre et des symptômes respiratoires. Il est dans un état stable samedi.

Nous travaillons en très bonne collaboration pour nous assurer que tout est fait non seulement pour gérer le cas, mais aussi pour empêcher toute propagation, a déclaré la médecin hygiéniste en chef adjointe de l'Ontario, la Dre Barbara Yaffe, qui assure que les autorités de santé coordonnent leurs efforts.

Celles-ci tentent notamment de comprendre comment l'homme a été contaminé par le coronavirus. Elles ont aussi identifié les personnes avec qui il a été en contact, soit seulement quelques membres de sa famille.

Selon Dre Barbara Yaffe, les proches du quinquagénaire se sont isolés d'eux-mêmes et sont activement suivis.

Les autorités s'attendent toutefois à détecter d'autres cas. Je ne serais pas surpris, avec la quantité de flux et de circulation, que nous en ayons d'autres, a déclaré David Williams. Cela ne veut pas dire que nous avons reculé. Nous sommes plus vigilants dans notre approche et notre suivi avec notre système complet.

Les ambulanciers déplorent un manque de communication

Dans un tweet samedi, le syndicat des ambulanciers paramédicaux a dit que les premiers répondants n'ont appris qu'après les faits que l'homme qu'ils transportaient était possiblement infecté.

Pourquoi la santé publique de Toronto n'a-t-elle pas averti le service? C'est complètement inacceptable, disait le message, qui a depuis été supprimé.

La santé publique de Toronto a répondu par voie de communiqué, expliquant que dans cette situation, les ambulanciers ont utilisé un équipement de protection individuelle complet et qu'aucun suivi n'était donc nécessaire.

Le syndicat a plus tard publié deux tweets confirmant que le service a été informé par la santé publique de Toronto d'un changement d'état du patient transporté par les ambulanciers.

Les ambulanciers étaient entièrement protégés pendant l'intervention d'urgence. Cela reste inacceptable qu'ils n'aient pas été informés du changement de l'état [du patient] avant le communiqué de presse.

Lorsque l'homme est arrivé à l'Hôpital Sunnybrook, les autorités sur place disent qu'il a été déterminé immédiatement qu'il pouvait être infecté par le virus. Il a été placé dans une chambre à pression négative pour prévenir toute contamination, et le personnel de santé a pris des mesures pour se protéger ainsi que les autres membres du personnel et les autres patients.

Les autorités se veulent rassurantes

Le maire de Toronto, John Tory, se veut rassurant. Bien que nous ayons maintenant un cas présumé confirmé, nos responsables de la santé savent clairement que le risque pour les résidents reste faible, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Je veux que les Ontariennes et les Ontariens sachent que la province est prête à identifier, prévenir et contrôler activement la propagation de cette grave maladie infectieuse en Ontario.

Christine Elliott, ministre de la Santé de l'Ontario

Même son de cloche du fédéral, qui assure travailler en étroite collaboration avec ses homologues provinciaux et territoriaux, ainsi qu'avec des partenaires internationaux, pour limiter la propagation du coronavirus 2019-nCoV au Canada.

Vendredi, les autorités de santé publique avaient déclaré qu'elles s'attendaient à l’arrivée du coronavirus dans la métropole, tout en assurant que l’Ontario et le système de santé étaient prêts à faire face à cette éventualité.

La même journée, le fédéral a pris des mesures renforcées de dépistage et de détection.

Des messages sont diffusés sur les écrans d'arrivée aux aéroports internationaux de Toronto, Montréal et Vancouver pour rappeler aux voyageurs d'informer un agent des services frontaliers s'ils ressentent des symptômes s'apparentant à ceux de la grippe, a rappelé samedi la ministre Patty Hajdu. Une question de dépistage dans les kiosques électroniques utilisés par les voyageurs qui arrivent de l'étranger a aussi été ajoutée.

Le dernier bilan des autorités chinoises recense 56 morts et près de 1975 personnes contaminées.

L'Australie et la Malaisie ont déclaré leurs premiers cas samedi — quatre chacun — et le Japon, son troisième. La France a confirmé trois cas, les premiers en Europe, et les États-Unis ont identifié leur troisième cas, en Californie, un homme ayant voyagé à Wuhan.

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