•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Animal Rebellion Ottawa manifeste contre le projet de loi 156

Trois manifestants tiennent des pancartes sur lesquelles on peut lire : arrêter le projet de loi 156, dire la vérité ne devrait pas être un crime et ne cachez pas la vérité.

Les membres du groupe Animal Rebellion Ottawa manifestaient en silence au pavillon Aberdeen de Lansdowne.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des militants du groupe Animal Rebellion Ottawa dénoncent le projet de loi 156 qui vise à renforcer les sanctions contre les intrusions sur les fermes de l’Ontario. Une quinzaine d’entre eux ont manifesté samedi après-midi devant le pavillon Aberdeen à Ottawa.

Animal Rebellion est un mouvement de justice pour les animaux et les changements climatiques qui prône la désobéissance civile non violente. Le groupe du Royaume-Uni compte déjà plusieurs factions à travers le monde, dont une à Ottawa.

Ils estiment que le projet de loi 156 est un affront à leur liberté d’expression et qu’il brime leur droit de manifester pour la libération des animaux.

Il y a plein de choses qui se passent, mais on ne les voit pas et ça, c’est le problème, expose Lucie Tsai, militante du groupe Animal Rebellion Ottawa.

On ne peut pas exposer l’injustice et la cruauté qui se passe.

Lucie Tsai, militante du groupe Animal Rebellion Ottawa

Le projet de loi, surnommé Loi de 2019 sur la protection contre l'entrée sans autorisation et sur la protection de la salubrité des aliments (Nouvelle fenêtre), a été adopté en première lecture à l'Assemblée législative de la province en décembre dernier.

Des amendes plus salées

Pour réduire le nombre d’entrées sans autorisation, on propose de faire passer les amendes de 10 000 à 15 000 dollars en cas de première infraction. Le montant peut atteindre 25 000 $ en cas de récidives ou de facteurs aggravants (perte d’animaux ou de marchandise pour des raisons sanitaires).

Ils veulent qu’on ait peur de continuer, résume-t-elle. Cette dernière assure que les membres de son groupe n’ont jamais pénétré une zone qui leur était interdite sans autorisation.

Lucie Tsai en entrevue à l'extérieur. Des manifestants tiennent des pancartes derrière elle.

Lucie Tsai du groupe Animal Rebellion Ottawa croit que les animaux ont le droit de vivre une vie paisible, tout comme les humains.

Photo : Radio-Canada

De son côté, la vice-présidente de l'Union des cultivateurs franco-ontariens, Mireille Ledoux, croit que ces amendes seront efficaces.

Cette dernière tient cependant à mentionner que les producteurs ne sont pas contre les manifestations, mais qu'ils préfèrent de loin recevoir des demandes de visite en bonne et due forme.

On est plutôt ouverts [aux visites] les producteurs, c’est plus une question de le faire selon les règles de l’art.

Mireille Ledoux, vice-présidente de l'Union des cultivateurs franco-ontariens
Mireille Leroux en entrevue devant un vergé enneigé.

Mireille Leroux souligne que les intrusions sont une source de stress supplémentaire pour les agriculteurs et les producteurs.

Photo : Radio-Canada

Le projet de loi, qui en est toujours à l’étape de la deuxième lecture, vise également à interdire aux militants d’entraver ou de perturber les déplacements d’un véhicule automobile qui transporte des animaux d’élevage, peut-on lire dans un communiqué du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales.

Enjeu de biosécurité

Marc Kennel accueille favorablement le projet de loi 156. Le producteur laitier indique qu'en plus de se sentir violenté, les intrusions dérangeantes des militants pour le droit des animaux représentent un risque pour ceux-ci.

Quand on les écoute, on dirait qu’on prend pas soin de nos vaches, de nos petits veaux, de nos chiens, nos chats. C’est pas le cas, affirme-t-il. M. Kennel ajoute que les inspecteurs doivent respecter un protocole bien particulier avant d'entrer en contact avec ses bêtes.

Les militants qui s'introduisent sans autorisation peuvent répandre par inadvertance des maladies et contaminer son troupeau sans le vouloir puisqu'ils ne respectent pas le protocole, explique-t-il.

C’est pas juste un lieu de travail pour nous, c’est nos vies, confie l'homme qui a passé la plus grande partie de sa vie sur une ferme. Ce dernier explique que les pratiques ont énormément changé depuis ses débuts et qu'il ne cessait d'apprendre.

Avec les informations de Roxane Léouzon et de Nicolas Haddad

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale